Choses publiques

006

Retour sur le Meeting de N. Sarkozy à Villepinte

Prenez vos jumelles et devenez …

Prenez vos jumelles et devenez ...

pas voyeur, mais...

Belle maison à vendre

Ermenonville annonce (3)BD

Dans la belle commune d'Ermenonville (Oise), à 15 mn de Roissy CDG

LA NOUVELLE CARTE DU GRAND ROISSY

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Téléchargez-là ici ou commandez-la chez nous

Alexis de Tocqueville

tocqueville

Ce site vous fera du bien...

SORTIR DANS LE PETIT PARIS

SORTIR DANS LE PETIT PARIS

Retour chez Bofinger, à la Bastille

En plus: coup de cœur de RoissyMail !

RoissyMail-Le-Magazine n°31

RoissyMail-Le-Mag-3101

Dans ce n°: le PNR, mais aussi un gros dossier très business sur les nouvelles ZAE du Grand Roissy. Un "collector"...

La rubrique Restaurant

La rubrique Restaurant

Hotel de Metz (Bar le Duc, 1972)

RoissyMail le Mag n°30

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Tout savoir, dans ce numéro sur le Parc d'Exposition de Villepinte et son extension.

Le dernier RoissyMail Le Magazine

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Carte molle – Carte dure…

Offrez vous une carte en dur

Pratique : la Carte du Grand Roissy en dur, en différents formats

La gare du métro « Grand Paris Express » au Mesnil-Amelot

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Elle a été décidée, mais il faut être vigilant pour qu'elle se fasse. Avec tous les élus du secteur et RoissyMail, soutenez ce projet qui va révolutionner le territoire!

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Roissy Mail Le Magazine n°29

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Les dossiers de nos Mag restent toujours jeunes... Consultez ou téléchargez le n°29 facilement.

Depuis 1998…

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Consultez les anciens numéros de Bénéfice.net: c'est toujours instructif pour comprendre le Grand Roissy

RoissyMail et l’Afrique

C’est notre rubrique africaine. Beaucoup de lecteurs connaissent nos attachements au Bénin (superbe pays), à l’Afrique en général et noire en particulier, francophone spécialement. Nous sommes en train d’y installer une antenne à Cotonou (Bénin, joignable par skype.org : ericveillon). On vous dira les choses intéressantes qu’on y fait (et qu’on veut y faire) et on  mettra ici des informations relatives à l’Afrique, mal connue, continent qui nous est pourtant proche, à beaucoup d’égards.  La rubrique est ouverte, question information, aux villes jumelées avec les pays africains, aux associations (attention, on n’aime pas ici les pseudos « humanitaires »…).

C’est aussi une rubrique business  et à ce titre, la publicité et les infos y est ouverte aux compagnies aériennes, aux transitaires, à ceux qui, à l’import ou à l’export, font du commerce avec l’Afrique.

Pour  connaitre les conditions de parution dans cette rubrique :
Appelez-nous au 01 30 29 04 32

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Biens mal acquis : saisie d’un hôtel particulier de 100 pièces, de voitures et  de valeurs incroyables chez le rejeton du dictateur de Guinée équatoriale

L’enquête judiciaire concernant les « biens mal acquis » avance et personne ne s’en plaindra. Elle fait suite à une deuxième plainte déposée par l’ONG Transparency International, alors que le parquet français avait refusé d’aller jusqu’au bout de la première ! (voir ici). Récemment (voyez le reportage de TF1 ci-dessous), les juges ont ordonné la saisie de bien d’une valeur incroyable appartenant au fils du dictateur de Guinée équatoriale, (le père, le sinistre Teodoro Obiang Nguema cliquez !!!). L’avocat français, dans le reportage dit que ces biens appartiennent à « l’État » guinéen, sans rire…. La plainte vise aussi les autres dictateurs comme Sassou N’Guesso (Congo Brazza) et bien sûr les Bongo (Gabon). Lisez aussi les articles parus ici dans Libération et là dans Le Monde : c’est édifiant ! et aussi un article de Slate Afrique. (un autre est aussi ici, sur les voitures (16 pour 5 millions d’euros) saisies en septembre.

Une partie des voitures de luxe saisies

Contre « l’Africafric » !

Bonne occasion pour, comme moi, mieux connaitre Transparency international (TI, présidé actuellement par Daniel Lebègue, ancien DG de la Caisse des Dépôts), mais aussi l’association SHERPA, qui lutte comme TI contre la corruption.

Ça serait bien, d’ailleurs, que ce ne soit pas que ces seules associations qui agissent. Sur ce sujet des  » Biens mal acquis », le silence est scandaleux. Tant des « associations » (type SOS Racisme) françaises, si promptes à dénoncer n’importe quel écart de langage, des droitdelomistes » de tous poils, des partis politiques de tous bord, que des « zintellectuels » africains d’ici, confortablement assis derrière leur bureau et leur sécurité sociale. Ceux-ci, si prompts à dénoncer qui les entreprises françaises en Afrique (qui font un boulot admirable, tel SDV au passage), qui le colonialisme, l’impérialisme, et j’en passe ou défendre des Khadafi… . Mais contre les détournements de leurs « présidents » (et il n’y a pas que les trois là), rien contre « l’Africafric » ! Rien, pas de « tribune », pas de « pétition », ni de manifestation contre les dictatures africaines , ou même rien contre l’ex-démocrate libéral sénégalais Wade qui a fait un coup d’État institutionnel pour se maintenir au pouvoir.

De Mobutu à Mugabe, d’Eyadema à Bokasssa 1er en passant par les voleurs d’État de Djibouti, du Cameroun etc.. (et je ne cite pas les autres pays où je me rends parfois), ces roitelets ridicules ont pillé leurs pays, alimentant leurs familles, leurs clients, et laissant, pour être tranquilles, les autres acteurs de la société en faire autant (à leur niveau..) il s’agit de milliards d’euros par an !

Et pendant ce temps là, les Européens, pour ne prendre qu’eux, mais on devrait dire les Occidentaux, au sens large, dépensent des sommes considérables pour aider les populations africaines. Aides directes d’États (bilatérales ou multilatérales), : remise de dettes, aides aux budgets, sans parler de la foultitudes d’aides au titre de la coopération décentralisée (communes, départements, régions..) , ne serait-ce qu’en France: financements d’école, de puits, de dispensaires et d’hôpitaux, formation de personnels, bourses d’études, appui à de multiples projets, sans parler des bénévoles…

En revanche, quand Sarkozy a fait son discours de Dakar, en 2007, que je continue à considérer comme excellent, courageux et pro-africain, ou qu’un mot de travers ou mal compris prononcé par quiconque en France, les bonnes âmes de service, (à l’instar d’une Rokhaya Diallo) voient du racisme partout, continuent à nous culpabiliser sur la colonisation et se gardent bien de critiquer les voleurs africains. Ça commence à bien faire et ils ne me font pas peur, ces trouillards (en fait ils ménagent les régimes de la-bas parce qu’ils rentrent chez eux, font « djabi »,comme on dit au Bénin, sont bien reçus et vont, ou espèrent aller à la soupe).

Tout ça fait le lit du Front national, en plus du reste…

Bonnes nouvelles du côté de la lutte contre la corruption (ailleurs !) Chez nous d’abord, la parution du livre de l’ancien maire (PS) de Hénin-Beaumont, Rose Mafia (on le lira), sur les pratiques de la fédération PS du Nord Pas de Calais), les enquêtes judiciaires qui avancent sur l’affaire du Carlton de Lille (vous avez remarqué? on a encore rien écrit ici sur DSK, qui fut pourtant un élu important du Grand Roissy…). Et, au Brésil, si j’ai bonne mémoire, la loi anti-corruption vient de mettre définitivement hors du jeu politique les élus qui auront été condamnés. A ma connaissance, aucun parti politique en France ne souhaite une telle mesure, qui serait pourtant salutaire.

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Le beurre de Karité : un produit FASCINANT de plus en plus connu, mais… mal connu

Ça faisait longtemps que je voulais évoquer le karité ici, tant ce produit, de plus en plus utilisé, est en fait mal connu. Avec ce qui suit, vous saurez tout sur cette plante véritablement magique. C’est mon ami Brice Boussari, professeur d’Histoire Géographie au lycée de Gagny qui a fait le premier article et j’ai fait, en dessous, la partie « business ». Brice, merci à lui, avait déjà fait, pour Bénéfice.net n° 26, un extraordinaire résumé de l’Histoire de l’Afrique, que je vous recommande de lire (ou relire) ici. Merci à lui et j’espère bien qu’il pourra continuer à collaborer avec nous.   Merci aussi à Séidou, rédacteur en chef de la radio locale « Non Sina », qui nous a envoyé des fotos « live » depuis Bembéréké (Nord Bénin).

EV

PS: j’aurai pu mettre ces articles sur la rubrique « conso », mais, compte tenu que le karité est uniquement produit en Afrique et que cela constitue de plus en plus une filière économique la-bas, ça sera ici.

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Le karité : « fruit de vie »

Depuis une dizaine d’années, il n’y a pas une firme de cosmétique qui n’ait introduit dans sa gamme de produits le beurre de karité. Cette matière grasse végétale, qui s’est révélée indispensable en cosmétologie, est aussi devenue un substitut du beurre de cacao dans la fabrication du chocolat en raison de la modicité de son coût.

Le karité, un arbre singulier

Le karité (vitalleria paradoxa) est un arbre de la savane africaine (voir ici un arbre de karité). Il ne pousse que dans une vingtaine de pays, du Sénégal à l’Éthiopie (voir ici la carte de son ère d’extension géographique). La singularité de cette plante est qu’il faut attendre environ quinze ans pour que le semis donne ses premiers fruits (voir ici les fruits). Si l’arbre n’arrive à maturité qu’à trente ans, il peut cependant vivre deux à trois siècles, la production maximale de fruits se situant entre cinquante et cent ans, ce qui représente un obstacle sérieux à sa culture intensive.

Une fabrication encore largement artisanale

En Afrique de l’Ouest, les fruits du karité sont ramassés entre la mi-juin et la mi-septembre. Une fois débarrassée de la pulpe, la noix est ouverte pour récupérer l’amande. Cette amande est lavée et séchée, puis concassée, torréfiée et moulue. On obtient alors une pâte épaisse qui mélangée à l’eau sera vigoureusement baratée. Mélangée à de l’eau chaude, le pâte obtenue va livrer en surface le beure qui est recueilli est débarrassé des impuretés avant d’être conditionné (voir ici les étapes de la fabrication du beurre de karité) et, ci-dessous, un film de la firme française « L’Occitane« , une « succés story française, créé en 1976 par une jeune « écolo » qui avait découvert le karité lors d’un voyage au Burkina-Faso.

Toutes les étapes de cette production sont l’apanage des femmes. Dans toute l’Afrique de l’Ouest, elles sont les seules à récolter les amandes de karité et à en extraire le beurre.

Un choix rigoureux de la matière première

Il est cependant indispensable de procéder à un choix rigoureux du beurre de karité quand il est acheté auprès des productrices artisanales. En effet, ce produit doit répondre à des exigences particulières : une odeur modérée, une faible acidité (elle doit être comprise entre 0,2 et 3 %) et une humidité la plus réduite possible, c’est-à-dire inférieure à 0,5 %. En effet, plus le beurre de karité est humide, plus vite il sera oxydé et rance. Les pays producteurs conscients des difficultés pour les industriels à obtenir un beurre de bonne qualité ont entrepris des campagnes de sensibilisation. Le gouvernement du Bénin a diffusé à l’issue du conseil des ministres du 28 septembre 2011 un communiqué qui fixe les conditions de la campagne 2011-2011. Ce communiqué insiste particulièrement sur la préservation des arbres et sur les conditions optimales de conservation des noix afin qu’elles répondent aux exigences des industriels. On déplore au Bénin les feux de forêt qui détruisent indistinctement les espèces végétales parmi lesquelles le karité. Quand on connaît le temps nécessaire pour que un arbre arrive à maturité, les préoccupations du gouvernement béninois semblent justifiées.

Un produit aux vertus multiples cosmétiques

L’importance du karité (qui signifie « vie » en dioula) est comparable à ce que représente l’olivier pour les Méditerranéens. On peut parler d’une civilisation du karité comme l’on parte d’une civilisation de l’olivier tant cette plante marque les peuples soudano-sahéliens de son empreinte.

Le beurre de karité possède des vertus multiples, au premier rang desquelles l’action protectrice contre le dessèchement de la peau, l’activité hydratante pour la peau et les cheveux et des propriétés particulières de douceur et d’onctuosité  voir ci-dessous l’article  (voir ici le site Internet d’un producteur du Bénin). Il protègerait aussi  contre l’érythème solaire. D’après certaines observations cliniques, il semblerait que le beurre de karité favoriserait une augmentation de la circulation capillaire locale, ce qui permettrait une ré-oxygénation tissulaire et améliorerait l’élimination des déchets métaboliques. L’action cicatrisante sur les plaies, le traitement des dermites sèches desquamatives, des mains gercées avec crevasses, des ulcères,  des vergetures, des eczémas par la régénération des couches épidermiques superficielles sont quelques autres des qualités de ce produit. En raison de ces qualités, le beurre de karité est utilisé en Afrique de la naissance à la mort. Il est appliqué sur les fesses des enfants pour prévenir les irritations et sur les jambes des personnes âgées pour réparer les outrages de l’harmattan (voir ici ce que c’est).

Un substitut du beurre de cacao

Depuis le vote de la loi 2000/36/CE adoptée le 23 juin 2000 par le Conseil et le Parlement européens, la vie de tous les intervenants dans la production du chocolat a été bouleversée par la mise sur le marché de chocolats que les puristes qualifient de “faux”. En effet, cette directive européenne transposée en droit français par un décret du 31 juillet 2003 (J.O. du 1er août 2003), autorise l’incorporation de matières grasses végétales autre que le beurre de cacao dans le chocolat. Cette décision que déplorent les vrais amateurs de chocolat semble être une aubaine pour les multinationales de l’agroalimentaire et pour les producteurs de beurre de karité du Sahel. En effet, le produit de substitution le plus courant au beurre de cacao, outre l’huile de palme dont les effets nocifs sur la santé sont de plus en plus décriés, est le beurre de karité. Le principal intérêt de cette loi, que condamnent tous les amateurs d’un chocolat de qualité, est le prix des matières grasses de substitution beaucoup moins chères que le beurre de cacao (voir ici quelques explications claires). Toutefois, l’ajout de matières grasses végétales autre que le beurre de cacao dans le chocolat n’est en rien obligatoire. Les appellations “chocolats pur beurre de cacao” et “chocolat traditionnel” sont réservées aux chocolats obtenus à partir des seules fèves de cacao et garantissent une qualité recherchée par les amateurs.

Le beurre de karité voit donc s’ouvrir devant lui de nouvelles perspectives. Les qualités de ce produit ne sont plus seulement cosmétiques, elles sont aussi alimentaires. Cela en fait un atout pour les productrices ouest-africaines dans la bataille du développement.

Brice Boussari

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KARITÉ Business

La production mondiale de karité brut est estimée à 620 000 tonnes, selon une étude de marché très récente (juillet 2011) de l’Université Wageningen (Pays-Bas) et très fouillée (à lire ici), pour un potentiel estimé en 2004 à 1.4 million de t. Sur cette quantité, l’Afrique de l’Ouest est le plus grand producteur avec 585 000 t. Sur ce chiffre, 270 000 t. d’amandes sont exportées et seulement moins de 50 000 t. de beurre.  Une production en hausse permanente depuis 1961, comme le montre ce document, très éloquent de la CNUCED.

Cette production est une chance pour les pays africains concernés. Si le Nigeria est le plus grand producteur (61%), son petit voisin le Bénin, avec seulement 2% (mais le karité ne pousse que dans le nord du pays) veut développer la filière, ou plutôt l’organiser comme l’a évoqué Brice dans l’article ci-dessus (voir le communiqué du gouvernement béninois ici). C’est que l’affaire peut rapporter gros et apporter du travail aux villageoises qui, traditionnellement récoltent et travaillent le karité.  Ce qui se fait en ce moment, notamment dans notre bonne commune de Bemberéké (Nord Bénin). Notre ami Séidou, le rédacteur en chef de la radio locale « Non Sina » est allé prendre ces fotos pour vous, chers lecteurs de RoissyMail :

Les noix sont d’abord cuites

Tout ça, ici en tout cas, se fait à la main: c’est un sacré boulot! . Mais Séidou me dit qu’il y a quelques ateliers mécanisés. Il va nous envoyer des fotos plus tard.

Le jus après la cuisson

Berk… Pas terrible l’aspect  !

Une femme en train de battre le beurre (et sa sœur?)

Joli coup de poignet….

Et voilà le travail ! La pâte après 2 heures de battage à la main …

Mais c’est pas fini …

Il faut ensuite cuire la pâte pendant 2 h pour l’avoir sans déchets

C’est beaucoup de travail…

Et voici le beurre (ici en petites galettes), "qui se vendront au marché comme des petits pains" précise Séidou

C’est fini (enfin à ce stade). Le beurre acheté localement sert un peu à tout. Outre les fonctions « dermato » décrites par Brice, Bignon me rappelle que le beurre de karité, à ce stade sert à la cuisine du Nord du Bénin, comme beurre pour faire revenir les oignons ou comme huile pour faire frire (les ignames par exemple, même si les huiles d’arachide et autres ont petit à petit remplacé le beurre de karité).  Mais voyons les usages cosmétiques.

La société Natura à Cotonou transforme le beurre de Karité en produits cosmétiques

Nous l’avons dit, le karité est de plus en plus présent dans les cosmétiques et vanté par les publicités. Le karité, pourtant mal connu, est devenu pour les consommateurs, français notamment, un synonyme de produit naturel de qualité. Et les cosmétiques qui en contiennent coutent plutôt cher : ainsi  sur le site Occitane, on peut voir en première page une « crème ultra riche corps karité » à … 29 € le pot de 200 ml. Il faut lire sur cette page les nombreux commentaires des consommateurs, notamment d’un habitante de Sannois (95) qui regrette de ne pas pouvoir en trouver dans le Val d’Oise …

Gageons que les produits transformés par la société de Gilles Adamon : NATURA seront plus accessibles. Cet ingénieur  (ami d’enfance de Brice, que nous avions rencontré l’année dernière à Cotonou) spécialiste des corps gras, a créé son entreprise en 1994. Carrément orientée Karité. Il faut voir sur le site de Natura sa gamme de produits : crèmes, laits, savons…  Il commercialise sa production au Bénin, mais aussi dans la « sous région »: l’Afrique de l’Ouest. Et commence à percer au grand export: il vend depuis 2006 (grâce à une inter-médiation (voyez ça ici) de l’admirable  programme de l’USAID : West Africa Trade Hub,  ) ses produits en Californie, où la firme Lulla les commercialise sous la marque « Out of Africa« . Voyez  le film, formidable, trouvé sur le site web de cette entreprise « responsable » : on y voit les témoignages des dirigeants américains, mais aussi de Gilles qui, en homme d’affaires citoyen avisé, est très conscient que son activité fait vivre bien des familles au Bénin. Le film est vraiment superbement bien fait:

Pour l’instant, Natura n’exporte que peu de produits en France, ce qui est vraiment dommage. On va voir si RoissyMail peut l’aider à vendre ici.

Le karité ? C’est bien.

EV (le 10 novembre 2011)

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5 semaines au Bénin

En lisant ce qui est écrit tout en dessous de cette rubrique, vous saurez pourquoi nous sommes aussi au Bénin. C’est un pays agréable, accueillant , où j’ai travaillé de 1981 à 1988. J’y suis retourné régulièrement depuis, et, en 2009, nous nous sommes installés à Cotonou dans un appartement dans le quartier de Fidjérossé, derrière l’aéroport, non loin de l’avenue de la Francophonie, à 600 mètres de l’océan atlantique. C’est devenu notre « base » d’où je souhaite développer des affaires.  Mais cette installation nous permet d’apprécier la vie quotidienne au Bénin . J’aime la chaleur tropicale, les fruits (les ananas sont délicieux, mais on trouve aussi des mangues, des papayes, des oranges, citrons pamplemousses, des avocats et tous les légumes), les délicieux poissons de l’océan . Côté consommation, on trouve de tout grâce aux nombreux supermarchés , dont le tout récent hyper « Erevan« .

J’aime surtout observer ce pays (voyez son histoire passionnante ici) , démocratique depuis 1990 et qui fait des sérieux efforts pour se développer, malgré les difficultés (parmi elles certaines mentalités) . Les Béninois sont attachants . Je vous conseille d’y aller en vacances: il y a de quoi faire (voir plus bas).

Cette année, outre la promenade évoquée plus bas, nous avons revisité Porto Novo,  (dont l’urbanisme a considérablement changé depuis la fête du cinquantenaire de l’indépendance, en 2010). C’est la capitale « politique », siège de l’Assemblée nationale (mais la Présidence de la République – le Président est M. Boni Yayi, réélu cette année pour un 2ème mandat – est installée à Cotonou. Près de Porto Novo se trouve le village d’Adjara, où se déroule un marché célèbre.

Parmi les autres promenades, citons un dimanche au « Babdock » , que nous avions déjà fréquenté l’an passé (mais sous la pluie) . C’est un lieu de détente, situé au bord d’une des nombreuses lagunes qui bordent le littoral béninois. Il a été créé par un couple de Belges. L’établissement est ouvert seulement les week-ends : on y mange bien, baignade et jeux d’eau dans la lagune. Pour s’y rendre, une pirogue à moteur vient nous chercher à l’embarcadère et on traverse la lagune à travers la mangrove : c’est magnifique et j’y ai fait une bonne sieste…

Sieste tropicale au « Babdock »

Nous sommes allés  aussi à Abomey où je n’étais pas allé depuis 1996. Nous sommes allés au restaurant « Chez Monique » , qui sert un toujours aussi  excellent « ami-wo » (poulet grillé accompagné d’une pâte de maïs « rouge « qui ressemble fort à notre polenta): c’est le seul plat africain que je peux manger. Excellente adresse (hôtel aussi) : voyez ce qu’en dit le « Petit Futé », située dans une magnifique teckeraie. Le teck est un très beau bois présent au Bénin (voyez cette étude du Cirad) , mais il y a aussi de nombreuses essences comme l’acajou.

Magnifique parc de l’hôtel restaurant « Chez Monique ». Superbes sculptures judicieusement insérées sur les tecks

La surprise fut la découverte de l’atelier de sculpture sur bois que Monique a initié voici quelques années.  Selon sa sœur Édith (une vieille connaissance des nuits de Cotonou…), qui habite avec elle, ces sculptures monumentales connaissent un grand succès et sont exportées dans différents pays, jusqu’au USA …  On s’est régalé en visitant l’atelier et les pièces exposées.

Un artisan de « Chez Monique » en train de terminer une statue monumentale représentant un roi traditionnel du Niger

La presse au Bénin: grandeur et servitude

J’ai publié, au mois d’aout un article élogieux sur la liberté et le foisonnement de la presse écrite au Bénin. Vous pourrez le relire ici.  Si l’exercice de la liberté de la presse est toujours un combat (y compris dans notre vieille démocratie, voyez ce qui se passe à propos de l’affaire l’Oréal), au Bénin, si la liberté existe, c’est à en lire le livre évoqué dans l’article précité et celui que je suis en train de lire en ce moment ( « La longue Nuit du Journalisme » de Fritzell Sintondji, aux éditions IRG, mai 2010), la liberté de la presse dans ce pays est menacée par… les journaux eux-mêmes. Deux exemples:

Connaissance de « La Nouvelle Tribune »

Suite à mon passage au « kiosque  » évoqué dans mon article du mois d’aout , je reçois un coup de fil de Marcel Zemounou, nouveau rédacteur en chef du quotidien « La Nouvelle Tribune » (LNT). Renseignement pris , il semble que la LNT fasse partie des quotidiens les plus sérieux du Bénin, depuis 10 ans. Je reçois Marcel chez moi et on discute. Je lui ai demandé de pouvoir assister à une conférence de rédaction et pour cela, qu’il en fasse la demande à son « DP » (directeur de la publication), un certain Vincent Foly . C’est Ok et un jour, à 13 H 30, j’arrive au siège du journal.

Je suis reçu par rapidement  le « directeur de la rédaction » auquel j’explique qui je suis, ce que je fais, en lui remettant des numéros de Bénéfice.net et de RM, ainsi que la nouvelle carte de Roissy.

J’assiste ensuite à la « conf’ de rédaction ». Présentations mutuelles avec la poignée de jeunes journalistes (un peu médusés au départ, il faut le dire).

La conférence de rédaction de la « Nouvelle Tribune ». A gauche, c’est Marcel, le rédac-chef

Marcel commence par l’appel à la  critique de l’édition précédente. Débats … Puis chaque journaliste ou responsable de rubrique présente ses propositions pour l’édition du lendemain. Rapidement… L’affaire est réglée en moins d’un quart d’heure. Ni le « DP », ni le directeur de la rédaction n’assistent à la Conférence.

A la fin, le DP, le fameux (car il est fameux) Vincent Foly, vient me saluer chaleureusement, me fait commander une bouteille d’eau minérale (« Possotomé », l’eau locale, très bonne) pour respecter sans doute la tradition qui veut qu’on offre de l’eau aux visiteurs, avant de filer… Pas moyen de discuter avec lui. J’apprendrai ensuite que le journal compte au moins 8 journalistes à plein temps, et 2 correspondants en « province » (Ouémé Plateaux et Zou Collines) , pas plus.  Deux graphistes s’occupent de la mise en page et deux distributeurs livrent le canard le matin aux abonnés et aux kiosques, si j’ai bien compris. Le journal est édité à 1200 ex, 800 sont vendus par abonnements et quelques 300 au numéro (à raison de 300 FR CFA le numéro).  Je discute ensuite avec l’un des journalistes où l’on évoque les bas salaires (notoirement insuffisants) au Bénin.

Deux jours après, j’appelle le DP Foly. Je souhaite le rencontrer. Il vient chez moi volontiers. Je lui fais le coup de ma tradition: pas d’eau , du whisky. Ça lui va (et plutôt bien…). Bonne discussion avec ce type de mon âge, qui a roulé sa bosse, notamment en Cote d’Ivoire. On promet de se revoir.

Quelques jours après,  j’avais invité à Cotonou mon ami Séidou, le jeune « rédac-chef » de la radio communautaire du Nord (Bembéréké), nommée NonSina. Nous sommes aller visiter la « Maison des médias  » dans un quartier nord de Cotonou. C’est un lieu de ressources pour les journalistes et le siège des syndicats (patronaux et journalistes) de la profession. Leur site web, à ce jour, n’est pas actif…

Séidou devant la Maison des Médias

Juste après, nous sommes allés manger à l’excellent « O Grill » , au centre ville , où Vincent Foly nous a rejoints. J’ai fais les présentations et suggéré que Séïdou soit le correspondant de LNT au nord du pays: Seidou sait très bien ce qui s’y passe et la LNT n’a pas les moyens d’y avoir un correspondant permanent. Ça devrait se faire.  J’en profite pour demander à Foly de pouvoir assister le soir à l’impression de son journal. C’est OK et on a rendez-vous à 22H . Ce ne fut pas triste !

A l’impression de « la Nouvelle Tribune ». A ma gauche, Vincent Foly, à ma droite Séidou, et les employés de l’imprimerie

Je m’attendais à quelque chose d’ancien. Mais là, j’ai été scotché ! Une vieille Heidelberg (dont je n’ai pas relevé, sous le choc, le numéro) qui doit dater d’avant 1945… Avec le vieux système de films… L’imprimerie n’ a pas d’insoleuse, les films sont faits ailleurs… Vraiment, les gars ont du mérite !  Après la visite, Vincent nous paye une bière dans une buvette proche. Et là, il m’explique que son journal a fait une méga connerie dans un de ses numéros passés.  Juste avant, je l’avais « googlelisé ». Un article trouvé sur le net (que nous ne pouvons vérifier, évidemment) le présente comme « ancien instituteur » et « communiste ». Étonné, il réfute..

Le lendemain, Vincent m’appelle et souhaite me revoir avant que je ne parte. J’ignore pourquoi, mais j’accepte et le revoilà chez moi. Et il revient sur cette affaire de journal. C’est que, dans son numéro 2169 (foto) du 23 aout dernier, la Nouvelle Tribune avait titré sur 4 colonnes à la « une »:  » Affrontements sanglants entre Peulhs du Bénin et paysans du Togo : Près de 5O morts et des blessés graves« . L’article, non signé, fait état de bagarres (remontant à début juillet) entre les éleveurs peuhls béninois et les cultivateurs togolais. Aucune source n’est citée et l’article montre une photo du ministre de l’Intérieur béninois, histoire, sans doute, de crédibiliser le papier. J’avais acheté le journal ce jour-là, étonné que j’étais car ce type de violences était à ce jour inédit et ne correspondait pas à la nature pacifique des populations concernées, que je connais un peu. Et, en général, ce genre de tueries sont relayées par la presse internationale, notamment RFI (cf au nord-Nigéria, récemment). Là, rien… Mais sait-on jamais…

Or, m’avait confié Vincent le soir de « l’imprimerie », la nouvelle s’est avérée fausse. Je l’ignorais, mais je pense que Vincent savait que je savais. Sinon pourquoi serait-il venu une deuxième fois chez moi pour me reparler de ça, alors que je lui avait dit que cet « incident » me semblait symptomatique des dysfonctionnements de la presse au Bénin ? Et de me demander, mezza voce, de ne pas en parler?  Je l’ai bombardé de questions pour savoir comment ça s’était passé. Il s’agissait d’un « reportage » d’un correspondant qu’il avait  depuis 10 ans, sans problème, m’a t-il assuré. « Mais quelqu’un a t-il vérifié l’info, qui n’est pas banale et surtout inhabituelle ? », lui ai-je demandé. Non, m’a t-il répondu. J’insiste: « mais enfin, pas un coup de fil aux autorités locales, au ministère de l’intérieur…? Non, rien…

En parler ici ou pas, c’était là  the question ! Et, amples réflexions faites, j’en parle ici car je pense que ça rendra service, tant à son journal qu’aux autres (à noter que je n’ai pas vu un seul des journaux béninois tacler ce bouillant confrère sur le « reportage » de cette fausse tuerie, ce qui est aussi symptomatique). Vincent Folly va m’en vouloir, certainement, mais il aura tort. On est bien là dans les travers innombrables dans lesquels se sont mis les journaux béninois… C’est un incident malheureux, mais unique, m’a t-il assuré, et je veux bien le croire. Je vous conseille néanmoins la lecture de son journal, qui envoie, si vous vous inscrivez (c’est pratique), une e-newsletter quotidienne bien faite avec les principaux titres du journal : c’est  ici que ça se passe.

Mais il y a « pire » … comme vous le verrez dans l’article ci-dessous.

EV (le 16 / 09 / 2010 )

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Le « Béninois libéré » traite Sarkozy de « colon, esclavagiste, xénophobe ».

RoissyMail a réagit !

J’écris ça plus tard…

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Excursion à Natitingou et dans le Nord Togo

Une semaine après notre arrivée à Cotonou, le temps de reprendre ses marques (il faut toujours un petit temps d’adaptation quand on arrive en Afrique) et d’apprécier la douceur du climat du mis d’août ici (24 à 28°), nous sommes partis vers le nord Bénin, à Bembéréké exactement, où Bignon a gardé son appartement dans la maison du roi. Avec ses enfant, Nina (11 ans) et Loïc (14, bientôt 15, qui veut être pilote et, si on l’aide, je pense qu’il peut y arriver car il est bon), ravis de retrouver leur maman.  Trajet (520 km) agréable habituel: halte à Bohicon, achat de gari à Dassa-Zoumé, bière (toujours EKU pour moi) à Savé, encore bière à Parakou et arrivée à la tombée de la nuit à Bembéréké, où nos amis, notamment les journalistes de la radio locale (« NonSina ») nous attendaient. Re-bière, « chez Prosper », et Tchatchanga (mouton grillé, qu’on trouve un peu partout le soir, au bord des routes).

Atakpamé au Togo: ville étape agréable

Bemberéké, malgré la sympathie et l’hospitalité de ses habitants, n’est guère une ville touristique. En ces temps de vacances, même les Pères espagnols de la mission catholique étaient absents, comme beaucoup de nos amis. On est allé quand même faire un tour à Sinendé, un petit village dans la brousse où je savais qu’il y avait un établissement catholique. On a été bien reçu par le Père Rafaël, espagnol lui aussi, qui est arrivé récemment mais qui a déjà appris le français aussi rapidement que les bases du Baatonou, la langue locale.

J’ai remis à plus tard la visite de Kalalé, la ville du peuple « Bo », un tout petit peuple du Bénin, tellement mal connu que la plupart des Béninois en ignore même le nom. Mais c’est le peuple de Séïdou, le « redac-chef » de la radio sus-mentionnée.

Et j’ai proposé à Bignon et ses enfants d’aller faire un tour à Natitingou, la ville phare du pays « Somba » et chef-lieu de la région montagneuse de l’Atakora, où s’était déroulée, quelques jours auparavant, la fête nationale (« Nati 2011« ), célébrée en grande pompe par le gouvernement du Bénin.

Ce choix fut plébiscité, au grand dam du roi de Bembéréké, notre hôte, qui aurait voulu nous garder une semaine.

Le samedi 12 au matin, nous sommes donc partis et arrivés à « Nati » vers midi, après un voyage cool en empruntant la route, nouvellement goudronnée (parfaite), de N’Dali à Djougou.

A l’hotel Bourgogne, avec la patronne, Mme Oudot, et son collaborateur Marcus

Nous avons choisi l’hôtel Bourgogne, tenu depuis 20 ans par une Française, Mme Thérèse Oudot, qui est aussi Consul honoraire  de France. Très bon accueil, bonnes prestations (j’ai mangé un filet de zébu super, accompagné de frites excellentes comme je n’avais pas mangé depuis longtemps en… France). Sauf que le prix du verre de viski doit être le plus cher (3000 F CFA la dose !) du Bénin, à ma connaissance . Merci à Mme Oudot, qui nous a aussi bien rendu service. Son collaborateur, Marcus, est aussi journaliste et est auteur d’un bel article explicatif sur les Tatas sur slateafrique.com : c’est à lire ici .

Kaba, le héros de la lutte des peuples de l’Atakora contre le colonisateur fançais

L’après-midi, nous avons visité le musée, installé dans l’ancienne résidence du commandant du Cercle (ou de la préfecture?) de Natitingou (au temps de la colonisation), vraiment bien, et avons fait connaissance de Kaba, le héros régional (et maintenant national) qui a donné bien du fil à retordre au colonisateur français en fomentant, en 1915-17 une révolte des peuples de la région. Avec les flèches empoisonnées contre les fusils et les mitrailleuses…  Nous reviendrons sur Kaba et ces peuples de cette région, qui ont connu l’avantage de vivre sans … État organisé. Et… sans vêtements  ! D’ici là, voyez cet article éclairant de « Etudes africaines »: c’est ici .Et aussi un ouvrage, certes ancien, que je suis en train de lire, passionnant : « Kaba, un aspect de l’insurrection nationaliste du Dahomey », écrit en 1971 par feu le colonel Maurice Kouandété, éphémère président du Dahomey, originaire de la région. Le livre a été réédité récemment aux Éditions du Flamboyant.

Juste après, nous avons été nous baigner sous la cascade  de « Kota » : magnifique !

La cascade de Kota, à Natitingou

Le lendemain, nous avons rejoint le nord Togo, en passant par la route des « tatas », ces étonnantes fermes fortifiées du pays des Bètammaribè, dont la partie togolaise est inscrite au patrimoine mondial classé par l’Unesco : voyez-ça ici, c’est superbe.

A l’hôtel Napoléon Lagune (Lomé, Togo) avec Loïc et Nina, les enfants de Bignon

Retour mouvementé (question de visa pour moi), par Kara, Sokodé, Atakpamé et Lomé, la capitale du Togo où nous avons passé deux nuits au sympathique hôtel Napoléon-Lagune (qui ferait bien de licencier son cuisinier !)

Et, enfin, retour chez nous, à Cotonou (Fidjérossé), par la route des pêches, toujours superbe, en passant par le restaurant l’Oasis, à Anecho, juste avant la frontière, avec un coucou pour tous nos lecteurs !

A suivre !

EV (le 19/08/2011)

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Grèves… Un point de vue africain…

A lire ici... Original et…bien vrai à mon avis

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Gigantesque escroquerie financière au Bénin. Des milliers d’épargnants imprudents ont chaud!

Immense pancarte à Fidjérossé (Cotonou, Bénin) en mai dernier…

C’était plus que prévisible. Ces dernières années à Cotonou, et plus encore ces derniers mois, les Béninois se voyaient offrir par des officines incroyables, des « placements » qui « offraient » des intérêts allant jusqu’à 40% par trimestre, voire plus. Lors de mon dernier séjour, j’ai dû mettre en garde plusieurs de mes amis et connaissances là-bas, qui me demandaient mon avis. Je leur ai expliqué que ce n’était pas possible . Mais certains, qui avaient déjà eu l’occasion de percevoir des intérêts, ne me croyaient pas…  Aujourd’hui ils sont en train de penser à moi: il y a toutes les chances qu’ils ne revoient jamais leur argent. Car ce qui devait arriver est arrivé. C’était bien, comme je l’avais prédit, (pas besoin d’être grand clerc…)  une « pyramide de Bozzi« , rendue actuelle par l’affaire Madoff. Lesdites sociétés, dont la plus tristement célèbre d’entre elles, ICC Services, liée semble t-il à la fameuse Église du Christianisme céleste , très populaire au Bénin (en ces temps de bondieuseries exacerbées, d’où cette foto prise à Cotonou-Fidjerossé en mai dernier)  sont en cessation de paiement. Le peuple a grogné…Les dirigeants d’ICC ont été arrêtés, les avoirs, on parle de milliards de FCFA (ou ce qu’il en reste) gelés, le ministre de l’intérieur, soupçonné de complicité active limogé et la crise politique est là. Le président Boni Yayi, ancien banquier international, et l’entourage de la présidence sont  sur la sellette .

On y reviendra. Faites « escroquerie financière au Bénin » sur Google et vous verrez les détails. Parmi les papiers les mieux présentés, lisez celui-ci, diffusé sur sonangnon.net, un site d’info béninois.

EV (10/07/2010)

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On aime bien cette vieille chanson… Bien sûr, faut la replacer dans son contexte…

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Vous comprendrez, en (re) lisant ce numéro 26 de  Bénéfice.net (cliquez sur la foto) comment nous sommes devenus « Africains » (du moins Eric Veillon…)

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Les Indiens à l’assaut de l’Afrique?

Un article intéressant sur les efforts de l’Inde pour faire du business en Afrique

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Vos vacances? Osez le Bénin !

Un beau pays, avec des gens sympas, accueillants. Voyez ce qu’on en avait dit dans Bénéfice.net 28 (facile à lire, en cliquant, vous arrivez sur le logiciel magique scribd, et vous pourrez feuilleter l’article comme si vous l’aviez en papier (une fois ouvert, allez en bas à gauche et cliquez sur « book »).

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1 commentaire

  1. arouna Séïdou dit :

    je crois personnellement que vous avez fait du bon boulot. j’ai apprecié le site.je crois que je suis pour. Faites tout pour que ça marche.Merci


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