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996, Législatives 2017, Politique, Tremblay-en-France

François Asensi : le centrisme n’a jamais marché en France; il est toujours retombé à droite

1 Commentaire 17 mai 2017

François Asensi est maire (ex PCF) de  Tremblay-en-France et député de Seine-Saint-Denis depuis … 1981 (c’est un des plus anciens parlementaires). Il ne représente pas et soutient la candidature de Clémentine Autain (« Ensemble » ) qui était sa suppléante pour le mandat 2012/2017). En fait, il est même son suppléant pour les prochaines législatives. Elle risque bien d’être élue, vu le score important (35%) de Mélenchon sur la 11ème circonscription (Sevran, Tremblay, Villepinte) et que la « France Insoumise » ne lui opposera pas de candidat.

Comme il le dit lui même sur son Facebook, il n’est pas dans ses habitudes de prendre la parole à tout propos. Mais il a des idées, et j’ai pensé, à la fin de ce long mandat, lui proposer cette interview :

RoissyMail Vous connaissez bien, et depuis longtemps, la vie politique tant locale que nationale. Que pensez-vous de l’élection d’Emmanuel Macron, et… y croyiez-vous au départ ?

François Asensi : Il faut reconnaître au Président Macron une audace démesurée. Son élection est un exploit en soi, en dehors du bipartisme qui structure et étouffe la Vème République depuis ses origines. Sa candidature a fait imploser les lignes et conduit à une recomposition politique. J’observe que cette recomposition n’affecte pas que la social-démocratie : la droite s’interroge, le FN a annoncé son changement de peau cosmétique…ma famille politique est aussi en pleine mutation. Jean-Luc Mélenchon a frôlé lui aussi l’exploit et sa campagne innovante montre que nous ne pourrons pas faire l’impasse sur des questions stratégiques trop longtemps repoussées.

Malgré cela, la victoire de Macron est aussi une forme de hold-up. Sa victoire a été considérablement facilitée par un soutien constant des élites médiatiques et financières. Plusieurs milliardaires de la presse ont ostensiblement poussé cette candidature pour ménager leurs intérêts. Quelles seront leurs demandes en retour ? La question mérite d’être posée.

Disons-le aussi, Emmanuel Macron a bénéficié d’un exceptionnel alignement des planètes. A partir du moment où François Fillon a été mis en cause au mois de février et où la droite se trouvait dans l’incapacité de définir un plan B, un boulevard s’ouvrait au centre-droit. Mais aussi au centre gauche, avec le manque de soutien de l’entourage de François Hollande à la candidature de Benoît Hamon et la trahison de plusieurs caciques sociaux-libéraux.

Cela étant, le centrisme n’a jamais marché en France; il est toujours retombé à droite et ce sera le cas je le crains avec la Présidence Macron. La nomination du nouveau Premier ministre confirme cet ancrage à droite. Nous assisterons au retour d’une politique de troisième force comme sous la 4ème République.

RM Comment expliquez-vous que la majorité de gauche, qui disposait, dans le pays et au parlement, en 2012, de quasiment tous les pouvoirs (grandes villes, département, régions…) ait échoué à ce point ?

FA Le quinquennat Hollande se termine en effet par un immense sentiment de gâchis. Certes, la situation du pays laissée par Nicolas Sarkozy était à tous les points calamiteuse, mais la rupture attendue n’a pas eu lieu. Vous avez raison de souligner que la rue de Solférino disposait de tous les pouvoirs, le Sénat, l’Assemblée nationale, la Présidence du Conseil constitutionnel…du jamais vu sous la 5ème république. Des réformes majeures auraient pu voir le jour, je pense à la démocratisation des institutions, avec la proportionnelle, la fin de l’ultra présidentialisme et la valorisation des pouvoirs du Parlement. Ou encore le droit des votes des étrangers que le Président Hollande a refusé de porter en estimant le sujet trop clivant. Pourquoi n’a-t-il pas suivi le même raisonnement pour la déchéance de nationalité, qui a en effet divisé notre pays et conduit à une faillite des valeurs avec la reprise de cette antienne du Front national? Je crois au contraire, qu’en menant ce débat du droit de vote avec courage et pédagogie, les Français auraient pu comprendre l’intérêt de cette réforme. Au lieu de cela, nous avons assisté à une suite de renoncements.

Au-delà de ces contingences, j’ai fait le constat lucide depuis un certain nombre d’années de la mutation profonde de la social-démocratie, et de la refondation à venir entre les sociaux-libéraux et la droite. Cela m’a amené dès le début du quinquennat à refuser un blanc-seing au gouvernement Ayrault à l’Assemblée nationale, avec mes collègues du groupe Front de gauche. Cette évolution a touché toute l’Europe, Schröder en Allemagne, Blair au Royaume-Uni…Elle s’est traduite par une confusion-collusion idéologique de la social-démocratie et de la droite autour d’un modèle de gouvernance basé économiquement sur les recettes libérales et institutionnellement sur un renforcement considérable de la technocratie. Dès lors, la cogestion droite-gauche a pu être possible dans un certain nombre de pays, c’est ce que s’apprête à réaliser Emmanuel Macron, avec 15 ans de retard sur les autres pays européens. Rien de très nouveau donc !

Hollande et Valls n’ont jamais caché leur volonté de tuer le Parti socialiste pour recréer une formation démocrate à l’américaine. Quelque part, ils y sont aujourd’hui parvenus, même si la créature a échappé à ses inventeurs.

RM Vous avez soutenu Jean-Luc Mélenchon. Comment expliquez-vous la montée quasiment en continu du FN depuis sa création en 1972, pour en arriver au 1er tour en 2ème position (avec plus de 7 millions de voix quand même) ?

FA J’ai en effet accordé mon parrainage à Jean-Luc Mélenchon pour défendre une candidature de transformation sociale et écologique, avec les forces communistes et citoyennes qui la portaient. Ce choix était en cohérence avec le soutien que j’avais déjà apporté en 2012. Je me retrouve dans le constat lucide qu’il porte sur l’état de la société française, mais aussi sur le besoin de rupture claire avec ce qui conduit la France et le monde vers l’impasse écologique, l’implosion sociale, la montée des tensions. Son formidable score témoigne de la justesse de ses axes de campagne. Il y a eu une profonde adhésion autour de son programme, novateur et murement réfléchi. Il a su redonner confiance à ceux qui s’étaient éloignés de la politique et se réfugiaient dans l’abstention. Il a redonné fierté aux classes populaires et travailleuses. Dans les quartiers populaires,  il a dépassé les 50% d’exprimés. Il a su remettre au gout du jour la conscience de classes.

Justement à propos du FN, je considère que la candidature de Jean-Luc Mélenchon a été l’arme fatale pour faire reculer le FN et le priver de la première place au premier tour de la présidentielle. Il a su convaincre beaucoup d’électeurs que leur colère n’était pas la bonne, et les remettre sur les chemins de la République. Quand d’autres se paient de mots, lui a su par ses actes faire reculer l’extrême droite, en remettant au cœur des débats la question sociale. Il ne s’agit pas seulement de dénoncer le fascisme, mais aussi de donner vie à la devise Liberté, Egalité, Fraternité. Où est la République quand la France compte 9 millions de pauvres, quand plus de 2000 personnes meurent de la rue chaque année, dans la 5eme puissance économique mondiale?

Le Front national a été choisi comme béquille du système par les rentiers du bipartisme. On se souvient notamment de la forte instrumentalisation opérée sous François Mitterrand. Aujourd’hui désormais, le Front national est l’opposant idiot que se sont choisis les libéraux pour maintenir leur emprise sur nos démocraties. Ils tentent d’installer un duel artificiel entre eux et l’extrême-droite pour imposer l’idée qu’il n’y aurait aucune autre alternative. C’est trop facile ! C’est pour cela que je considère que le FN est le principal obstacle pour la gauche de transformation sociale. Tant que celui-ci apparaitra comme un opposant aux libéraux, tant que les médias le conforteront complaisamment dans ce rôle, nous ne pourrons percer et gagner les classes populaires.

Sur le fond du problème, la montée continue du vote lepeniste, il est difficile de nier l’impact lourd de la désindustrialisation de la France. Les cartes du vote FN sont édifiantes, avec le Nord, l’Est et tous les bassins miniers gravement touchés. Il s’agit d’un vote de désespoir de la part d’une partie de la population qui ressent un phénomène de déclassement. Dire cela n’est pas du populisme, mais un constat lucide. La fracture mise en évidence par le référendum de 2005 existe toujours, entre ceux les bénéficiaires de la mondialisation et ceux qui la subissent. Entre la France optimiste et la France en proie au doute. Tant que l’on n’apportera pas des réponses de fond à ce clivage, l’extrémisme prospérera, en France comme en Europe.

RM Vous avez choisi (après avoir hésité, j’en témoigne) de ne pas vous représenter à la députation. C’est votre suppléante actuelle qui se représente (avec vous comme suppléant). Vous resterez donc maire de Tremblay. Quel bilan tirez-vous de presque 39 années (si j’ai bien compté), ce n’est pas banal,  à l’Assemblée nationale et comment voyez-vous votre action politique ces prochaines années ?

FA Pour être précis, j’ai exercé 36 années de mandat, puisque j’ai été élu en 1978, mais je n’ai siégé à l’Assemblée nationale qu’à la mort de Robert Ballanger, en 1981. J’ai en effet décidé de passer le flambeau à celle qui est ma suppléante depuis cinq ans, Clémentine Autain. C’était une décision naturelle, murement réfléchie et préparée. Avec Clémentine Autain, je veux permettre à une nouvelle génération d’accéder aux responsabilités. Je veux donner la chance à nos villes de disposer d’une députée sincère, énergique et loyale.

Je fais le choix de rester maire de Tremblay-en-France pour poursuivre les nombreux projets qui sont sur l’ouvrage. Je pense bien entendu au projet de l’Arena Colisée, cette salle de spectacle de 10 000 places qui devrait voir le jour à Tremblay pour accueillir des manifestations sportives et culturelles. Avec cette salle, nous serons également en lice pour accueillir les Jeux Olympiques. Un formidable catalyseur pour notre territoire. Ce matin, sur une page entière, le journal l’Equipe revient sur ce projet et la possibilité d’y accueillir un nouveau club de basket qui serait la vitrine du basket français en Euroligue. Et plus généralement, Tremblay accueillera dans les années à venir des milliers de mètres carrés d’entreprises nouvelles sur Aerolians, avec 12 000 emplois environ à la clef. Ce sont des dossiers lourds, le fruit de décennies de travail pour permettre aux populations du territoire de vivre mieux et de trouver un emploi. Je compte également poursuivre la modernisation de la ville de Tremblay et me consacrer pleinement au travail au sein de notre établissement public Paris Terres d’envol pour défendre une certaine vision du territoire et les intérêts de mes concitoyens.

Je quitte mes fonctions de député sans aucun regret, et avec la satisfaction d’avoir pu porter avec force la voix de notre territoire. Ma plus grande fierté est sans conteste d’avoir obtenu la confiance des électeurs lors de dix élections successives, une chose peu commune dans le monde d’aujourd’hui. J’y vois une forme de reconnaissance d’un travail profondément dévoué et rassembleur.

Au cours de ces années de mandat, j’ai constamment défendu une certaine idée de l’Homme et du monde. J’aurais voté l’abolition de la peine de mort, la 5ème semaine de congés payés, le refus de la guerre en Irak, le PACS, la reconnaissance de l’esclavage comme crime contre l’humanité, l’abolition du mot « race » de la législation…J’ai été rapporteur de la loi de 1990 visant à sanctionner tout acte raciste, antisémite ou xénophobe. Ce sont des engagements qui me tiennent à cœur. Je peux me retourner sur ces années sans rougir. Je pense avoir été fidèle à mes convictions de toujours, à l’Assemblée nationale comme au sein de ma formation, le Parti communiste français, qui m’a fait un mauvais procès. Mon engagement rénovateur m’a valu d’être blacklisté et débarqué de la Fédération PCF de Seine-Saint-Denis dans les années 1980. Lorsque je l’ai quittée, le parti communiste faisait encore 36% dans le département.

Vous en saurez bientôt plus…j’ai commencé d’écrire un essai sur ces combats et cet itinéraire. Il n’est nullement affaire de nostalgie, mais de porter un regard lucide pour mieux pouvoir se projeter de l’avant.


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Auteur

Eric Veillon

Eric Veillon - qui a écrit 1866 Articles sur Roissy Mail.

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1 commentaire

  1. Leblan Thierry dit :

    Merci Monsieur Asensi. Vous êtes l’illustration de ce qu’est le terme « HONNÊTE HOMME ».
    Etant moi-même trenblaisien dans mon enfance, j’ai de cette ville de très beaux souvenirs, surtout festifs et musicaux: mes premiers concerts de FERRAT et REGGIANI…
    et puis j’ai le souvenir de l’estime de ma mère pour vos engagement, ma regrettée Maman qui me disait qu’il faudrait plus de gens comme vous… Merci.


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