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Jean-Benoit Pinturier, maire de Saint-Pathus: « notre commune a des atouts »

2 Commentaires 29 mars 2013

Jean-Benoit Pinturier, maire de Saint-Pathus

Saint-Pathus est une commune seine-et-marnaise de 5901  habitants, située entre Marchémoret et le Plessis-Belleville (60). Elle fait partie de la CC de la Goële et du Multien. Jean-Benoit Pinturier a été élu maire (DVG) en 2008  pour la première fois. La ville s’était endormie depuis plus de 20 ans, affirme-t-il et « prenait l’eau de toute part ». Le maire, incontestablement, a entreprit de moderniser la ville depuis sa prise de fonction. Son site internet, très riche (nous l’avions souligné à plusieurs reprises) témoigne de ce dynamisme en faveur d’une commune qui reste malgré tout encore insuffisamment connue. L’interview que le maire nous a accordée (merci à lui) nous donne l’occasion d’en savoir plus.

Cliquez sur le plan ci-dessous pour bien situer la ville

Agrandir le plan

RoissyMail : Vous avez été élu maire en 2008. C’est votre premier mandat. On est presque à l’heure du bilan. Quelles ont été vos actions fortes pendant ce mandat ?

Jean-Benoit Pinturier : J’ai été élu maire en 2008, c’est mon premier mandat et c’est aussi la première  expérience d’élus pour la majorité des conseillers municipaux m’accompagnant. Après 5 ans de mandature, je dirais que ces années ont été riches en expériences. C’est une fonction qui demande beaucoup de volonté, d’énergie, de capacité à convaincre. On ne peut pas être maire  à mi-temps, c’est une activité de chaque instant qui apporte certes quelques contrariétés mais tellement de satisfactions quand on voit aboutir un des dossiers que l’on a monté et défendu.

« La ville prenait l’eau de toutes parts »

Saint-Pathus est une ville qui a des atouts, mais c’était une ville endormie depuis plus de 20 ans. Je dirais même que c’était une ville qui prenait l’eau de toutes parts. Pendant les premiers mois de la mandature, à chaque fois que « nous ouvrions un tiroir », nous trouvions un problème.

Un seul exemple, nous avons trouvé une situation financière catastrophique, avec un montant considérable de factures impayées et des délais de paiement des entreprises qui pouvaient dépasser six mois.

Dans un premier temps, j’ai donc travaillé à remettre à flot ce navire qui tanguait dangereusement.

Tout d’abord, je me suis attaché à redresser la situation financière de la commune. Aujourd’hui nous avons des finances saines, qui nous ont permis d’entreprendre d’importants travaux d’investissement surtout en termes de voiries.

Nous avons travaillé sur des gros dossiers tel celui des transports en commun. De ce côté aussi, Saint-Pathus était une ville sinistrée, Avec un travail important en collaboration avec le Stif, le Conseil Général, le syndicat mixte de la Goële et les CIF, nous avons pu améliorer sensiblement l’offre de transport. En passant de 7 à 17 rotations vers Meaux chaque jour et en instaurant un bus pour chaque train à la gare de Saint-Mard aux heures de pointe. Il y a encore beaucoup à faire en améliorant la desserte vers la plate forme aéroportuaire et nous travaillons à la mise en place de Fileo.

Nous avons aussi entrepris d’importants travaux de voiries grâce entre autre à l’obtention d’un contrat triennal et d’un effort conséquent au niveau du budget communal.

Nous avons travaillé avec la Communauté de la Goële et du Multien pour la construction d’un lieu multi-accueil (crèche et garderie) et grâce au projet Etat Région (GP3) nous avons en projet la construction d’un centre culturel couplé à une école de musique et une salle polyvalente.

Ensuite je me suis attaché à améliorer le quotidien des Pathusiens, en modernisant les structures scolaires et d’accueil périscolaire, en créant une maison des jeunes, en lançant un grand programme de rénovation de l’éclairage public, en réalisant en partenariat avec la communauté de communes des travaux d’assainissement conséquents  qui empêchent les inondations fréquentes dans certains quartiers de la commune.

Nous avons aussi, avec l’aide des nombreuses associations,  développé l’activité associative et culturelle. Je citerai le festival ‘‘Du Foin aux Brumiers ’’ qui a accueilli plus de 4000 personnes en 2012.

Baisse des impôts locaux

RM : Dans votre débat d’orientation budgétaire qui s’est tenu lors de la séance du conseil municipal du 22 février, j’ai cru comprendre que d’un côté vous allez baisser la taxe d’habitation (-0.33%) et de l’autre vous déplorez une baisse des dotations (notamment le fonds de péréquation de la TP, qui est déjà passée en 2012 de 156 000 à 43 000 € ). Et vous allez procéder à un emprunt pour les investissements. N’est-ce pas contradictoire ?

J-B P : Nous construisons notre budget d’une manière très logique, très pragmatique et surtout d’une façon très prudente en prenant en compte une multitude de paramètres.

Tout d’abord, nous inscrivons nos recettes certaines, avec même une tendance à les minimiser. Ensuite, nous avons une gestion au cordeau des dépenses communales. Nous avons renégocié tous nos contrats. Nous avons un suivi des dépenses au jour le jour avec un point chaque semaine. Nous avons demandé des efforts à chaque service tout en maintenant une offre de qualité au moins égale. Après, pour chaque investissement nous regardons toutes les possibilités de subventions possibles.

Si vous regardez la fiscalité de villes de même strate que Saint-Pathus (voir ici, ndlr), vous pouvez vous apercevoir que nos taux d’imposition  sont très élevés. Et il nous paraissait anormal de faire supporter aux ménages les inconséquences des équipes précédentes. C’est pourquoi, de 2008 à 2010 nous n’avons pas augmenté la part communale, des impôts locaux et depuis trois ans, depuis que nous avons assaini les finances de la commune, nous avons amorcé une baisse des taux de la taxe d’habitation et de la taxe foncière. Nous arrivons à proposer cette baisse des impôts, malgré la baisse des dotations de l’état par une gestion rigoureuse des deniers publics.

Je peux comprendre les difficultés budgétaires rencontrées actuellement au niveau national, mais il ne faut pas oublier que les collectivités locales sont les principaux investisseurs en France. Il faut également que l’État fasse attention à ne pas asphyxier les communes par des baisses constantes de dotations  tout en augmentant les charges des collectivités.   La réforme des rythmes scolaires en est un parfait exemple, nous avons à Saint-Pathus plus de 800 enfants scolarisés dans nos écoles élémentaires. Nous avons chiffré à près de 120 000 € le coût de la réforme pour la commune sans parler des problèmes d’intendance. C’est pourquoi nous n’appliquerons pas cette réforme en 2013.

Depuis 2010 nous avons réussi à investir massivement sur la commune sans faire d’emprunt. Cette année nous avons des projets importants tels que le pôle culturel à financer. Mais cet emprunt a été réfléchit. En 2013 nous avons deux emprunts qui s’éteignent, nous pouvons donc réaliser cette année ce nouvel emprunt sans alourdir l’endettement  de la commune.

Un nouveau centre commercial sur la zone d’activité et un nouveau centre ville

RM : Qu’en est-il de la zone d’activité logistique d’une part et de l’étude urbaine que vous avez confiée à l’AFTRP ?

J-B P : La zone d’activité a été terminée en 2009, au moment ou la crise économique battait son plein ce qui a eu pour conséquence de stopper les projets en cours. Aujourd’hui, nous venons d’accorder un permis de construire pour une grande surface commerciale qui devrait ouvrir à la fin 2013. Cette grande surface sera accompagnée d’une station essence et de cellules commerciales. L’aménageur a pour projet de construire un centre médical regroupant médecins, dentistes, infirmiers, kiné ostéopathe et d’autres professions médicales autour d’un laboratoire d’analyse.

Je suis certain que cette zone d’activité a juste besoin d’une locomotive qui attirera ensuite d’autres activités. De plus, en 2013, la fibre optique va être installée par le Conseil Général, cela donnera plus d’attractivité à ce lotissement industriel.

Quand on regarde une photo aérienne de la commune, on s’aperçoit bien que l’urbanisation de Saint-Pathus n’a jamais été  réfléchie, la ville s’est agrandie sans réflexion  au gré  de l’aménagement de lotissements. Toutefois, nous avons la chance d’avoir en centre-ville des terrains d’une ancienne ferme inoccupés aujourd’hui. Nous avons demandé à l’AFTRP de travailler sur les possibilités d’aménager un centre-ville sur ce terrain, des pistes se dégagent, mais nous n’avons pas le droit de nous tromper et nous préférons prendre un peu plus de temps pour la réflexion. De toute façon, nous souhaitons organiser une concertation avec la population sur ce sujet.

Interco: combien d’années de perdues !

RM : S’agissant de l’intercommunalité en cours de discussion, comment voyez-vous la situation ?

JB-P : L’intercommunalité, vaste problème. Combien d’années de perdues, Je n’arrive pas à comprendre, enfin si, en fait je comprends malheureusement très bien, pourquoi,  les communes de ce territoire du nord ouest de la Seine-et-Marne, qui bénéficie d’une attractivité extraordinaire avec la plateforme aéroportuaire, n’aient jamais été capables de se regrouper à l’instar des territoires de Seine Saint-Denis ou du val d’Oise autour de l’aéroport Charles-de-Gaulle et je trouve cela plus que regrettable.

Je suis un homme de dialogue. Dans mon discours des vœux en janvier dernier je disais qu’il fallait construire un territoire non pas par rapport à la sensibilité politique de chacun, mais par rapport aux intérêts du dit territoire.

Pour moi, le territoire composé des trois communautés de communes, la Plaine de France, le Pays de la Goële et du Multien, les Portes de la Brie et les communes de Mitry, Compans, Villeparisis et le Pin est cohérent et répond à l’enjeu  d’un territoire tourné vers l’avenir. Je me réjouis d’entendre aujourd’hui des voix, qu’elles viennent de droite et de gauche,  s’élever pour défendre ce périmètre de la futur intercommunalité. Aujourd’hui il y  a des hommes et des femmes qui ont cette volonté de rassemblement, j’en fais partie et j’espère que les prochaines décisions qui seront prises au mois de juin iront dans ce sens.

Mais c’est à l’ensemble des élus locaux de ce périmètre, de tous bords politiques de défendre ce projet. S’il y a un consensus et un projet commun, ce territoire verra le jour.

Il est temps de démontrer que ce secteur de Seine-et-Marne est capable de sortir des guerres de petites baronnies qui ont été plus que préjudiciables aux habitants de nos villes et villages. Pour ma part, je ferai tout pour que ce projet aboutisse.

Saint-Pathus a des atouts que je veux mieux faire connaitre

RM : Saint Pathus est un peu excentré, dans le Grand Roissy. Parfois oubliée même, si l’on pense qu’on ne vous a pas sollicité pour adhérer à l’EPA Plaine de France. Que faites-vous et que comptez-vous faire à l’avenir pour être mieux « perçu » ?

JB-P : Il n’est pas aisé de sortir une commune de la léthargie dans laquelle elle a sombré depuis des dizaines d’années. Pendant ce temps, les communes riveraines ne vous ont pas attendu.

C’est vrai que Saint-Pathus est un peu excentrée et à la limite du Grand Roissy, mais nous avons des atouts, la ville est une des seules villes du secteur à n’être ni dans le plan de gêne sonore, ni dans le plan  d’exposition au bruit. Nous avons une zone industrielle prête à recevoir des entreprises. Nous avons des infrastructures communales et nous sommes à la croisée des nationales 2 et 330.

Cet écartement du périmètre de l’EPA est incompréhensible au moment où il faut justement créer des territoires cohérents.

Dans la première partie de cette mandature, je me suis attaché à remettre la commune sur de bons rails, nous avons bien travaillé avec la communauté de commune, le département et la région, mais ce n’est pas suffisant car, j’ai très vite compris que pour avancer, il fallait aussi se faire connaître et se vendre à l’extérieur, aller au-devant de décideurs, d’investisseurs. Depuis quelques mois, je suis beaucoup plus présent dans différentes  instances, je viens de rentrer au conseil d’administration de l’association Ville et Aéroport,  j’essaie de faire connaître et reconnaître les atouts et les avantages de venir investir  à Saint-Pathus.

Ce travail devra être continué et accentué  lors de la prochaine mandature si bien sûr, je suis réélu.

Il fallait guérir le malade de l’intérieur, maintenant que c’est fait il faut savoir lui faire prendre la lumière.

Propos recueillis par Eric Veillon. Les intertitres sont de la rédaction.


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Auteur

Eric Veillon

Eric Veillon - qui a écrit 1866 Articles sur Roissy Mail.

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2 Commentaires

  1. YVES L. dit :

    Un discours vérité a apprécier. Puisse-t-il être entendu

  2. DAVID dit :

    Bravo bel exemple de ce qui doit être dit et fait aujourd’hui pour que cette intercommunalité du Nord Seine & Marne sorte enfin.


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