T4 et vols de nuit : joli lapsus linguae (écrit), de Jean-Pierre Blazy. Mais… Il n’a pas tort…

Voyez le site spécial d’ADP sut le projet T4

Décidément, le projet de Terminal 4 n’en finit pas de faire parler de lui.  Et tant la situation préélectorale que la fièvre verte n’arrangent pas les choses.  Récemment, une lettre, signée par une soixantaine d’élus de la région parisienne (dont Anne Hidalgo ! et le maire d’Andilly qui l’a signée en tant que président de l’Union des maires du Val d’Oise…) a été envoyée au président Macron (la voir ici) pour lui demander de retirer le projet T4. Jean-Pierre Blazy, maire de Gonesse ne l’a pas signée, mais a répondu (voir sa lettre ici) aux signataires en leur disant qu’il attendait des mesures d’accompagnement du gouvernement, faute de quoi il s’opposerait aussi au T4.

Le lendemain (le 24 janvier) il a publié un communiqué résumant cette lettre (le voir ici). D’une manière étrange, dans le 3ème paragraphe, il est écrit: “la Communauté d’agglomération Roissy Pays de France propose dans la position qu’elle a voté dès le 31 janvier 2019 l’application de mesures de restriction opérationnelles avec l’interdiction de tout mouvement commercial entre 23 heures et 5 heures sur la plate-forme...”.

Or la Communauté n’a jamais voté ça. Il faut croire que J-P Blazy s’est laissé emporter.

Il a, depuis, publié un nouveau communiqué (le voir ici) , le 11 février, dans lequel cette fois il s’oppose au T4…

Cela étant, je comprends bien l’énervement de J-P Blazy, que je connais depuis longtemps. Il avait toujours été anti-aéroport. Ça a commencé alors que, candidat à la députation pour la première fois dans la 9ème circonscription du Val d’Oise (suite à la” dissolution Chirac”en 1997), il s’était opposé violemment CDG. La gauche (PS et PCF), à l’époque (qui n’avait rien à se mettre sous la dent), hurlait contre le projet de deux nouvelles pistes. Mais la gauche, contre toute attente, avait gagné les législatives. Blazy fut donc élu sur ces bases, ainsi que Monique Papin (PS) sur la circonscription voisine de Seine-et-Marne, du genre, votez pour nous, y’aura pas de bruit….

J’entends à la radio que JC Gayssot (PCF) est nommé ministre des transports et D. Voynet (Les Verts) , ministre de l’environnement et de l’aménagement du territoire.  Je me souviens bien de cet instant. J’étais en train de préparer la première carte du Pôle de Roissy et donc de commercialiser les espaces publicitaires. Je me dit m…. S’ils ne font pas les pistes, s’en est fini du dynamisme du pôle. Or les annonceurs achètent les espaces publicitaires pour “coller”leur image à ce dynamisme… Je réfléchis 10 mn… Et je me dis: non, ils vont les faire, ces pistes, malgré leur promesse électorale. Et c’est ce qui s’est passé, rapidement…

Jean-Pierre Blazy, après ça, n’a eu de cesse de critiquer l’aéroport. Entre autres, contre Fedex, et avait développé pendant des années une idée saugrenue : mettre “le fret à Vatry” ! Idée qu’il a fini par abandonner en 2012, sous les critiques de votre serviteur (revoyez ce grand moment ici). 

Et, depuis qu’il a soutenu le projet EuropaCity, ses ardeurs anti aéroport se sont calmées.

Il faut croire que l’abandon brutal d’EuropaCity (au bout de 10 ans de préparation) ait réveillé ses vieux démons.  Mais je ne lui donne pas tort : le gouvernement ne peut rayer d’un trait de plume EuropaCity, au nom de  “l’écologie, et même temps soutenir la projet de T4, qui aura forcément un impact important en matière d’environnement.

J’ai parlé de tout ça avec J-P Blazy, la semaine dernière.  EV

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Louvres : l’entreprise historique Tobler SAS dans la tourmente

Créée en 1945 par Mr. Tobler en Suisse, la société Tobler est spécialisée dans la confection de pièces de haute précision et de qualité, telles que les serrages inters et exters (mandrins et entraîneurs frontaux). En 1960, une unité de production s’est établit à Louvres, pour des raisons stratégiques et afin de se rapprocher de ses clients français. L’entreprise a su se développer et satisfaire ses clients à l’échelle international, partageant un savoir-faire reconnu dans différents domaines (automobile, aéronautique, agricole, médical, etc…). Frappé par la crise et les changements économiques dans les années 2000, comme beaucoup d’autres entreprises du secteur, la société Tobler a toujours su s’adapter et obtenir des soutiens de la part de groupes internationaux, tels que Mori Seiki (présente à Roissy-en-France) , entreprise japonaise, de 2008 à 2017. En 2017, suite à une perte de marché, un second souffle arrive provenant du Groupe Altifort qui rachète l’entreprise. Lors de cette acquisition, une baisse des effectifs est entamée par le non-remplacement des départs en retraite. Tobler SAS qui comptait en 180 employés dans les années 70, puis 140 dans les années 90, se retrouve à ce jour à 54 employés, pour un chiffre d’affaire trimestriel approchant les 1 million d’euros au carnet de commandes.

  En juillet 2019, le Groupe Altifort, basé à Ham dans la Somme, est en cessation de paiement et placé en redressement judiciaire, affectant l’industrie française. Une extension trop rapide et le marché de l’automobile en souffrance seraient les causes de cette situation, mettant en péril toutes les entreprises appartenant au Groupe. Ainsi, la société Tobler se retrouve également dans la tourmente, mise à son tour en redressement judiciaire en septembre 2019. L’administrateur judiciaire désigné par le Tribunal est le cabinet Abitbol & Rousselet. Concernant le Groupe Altifor, il a définitivement mis la clef sous porte, radié du registre du commerce fin 2019.

  Ce jeudi 6 février, les salariés et membres du CSE (comité social et économique) de Tobler ont convié les journalistes et élus de la ville de Louvres à une conférence de presse, afin d’alerter le plus grand nombre de personnes sur leur situation. A la table, Anne-Marie Chevallier, Responsable ADV, Steve Guichard, Responsable bureau d’étude, Alain Gandegan, Secrétaire CSE, Michèle Vauquier, Secrétaire adjointe CSE, Isabelle Santerre, bureau d’étude, Jean-Yves Lambor, Responsable production, José Da Costa, Responsable des salariés, et David Thiessart, suppléant CSE. Frédéric Navas, Adjoint au Maire chargé de l’Urbanisme et des travaux et candidat aux prochaines élections municipales, et Florian Lehadouey, Directeur de Cabinet du Maire, ont fait le déplacement pour affirmer le soutien de la commune, suite aux difficultés rencontrées par l’entreprise. Youssef Hassani, Directeur actuel de Tobler, était, quant à lui, absent de la conférence de presse car en voyage d’affaire au Maroc.

  « C’est un drame social qui se prépare. La mairie apporte sont soutien total à l’entreprise Tobler. Ce qui m’inquiète, c’est la disparition d’une entreprise locale historique et de son savoir-faire. Une fierté locale est en danger », déclare Frédéric Navas.

  Les employés, réunis autour de la table, défendent leur entreprise en mettant en avant le «Made in France» et l’artisanat industriel, mais aussi la reconnaissance de leurs clients dans le monde. Plongés dans l’incertitude, ils s’inquiètent de leur avenir, avouant que depuis quelques mois, c’est avec la boule au ventre qu’ils continuent de travailler afin d’honorer le carnet de commande, ne pouvant utiliser la trésorerie de la société. « Nous montrons les meilleures volontés et continuons de faire tourner le site, afin de séduire un éventuel repreneur. Mais pour le moment, le seul qui s’est présenté n’a pas les finances à disposition », dit Anne-Marie Chevallier.

   « Aujourd’hui, nous attendons un repreneur qui nous permettrait de sauver nos emplois. Cela devient urgent car nous repassons devant le Tribunal de Commerce de Paris pour statuer sur notre avenir. S’il n’y a pas de repreneur, ce sera la liquidation de la société Tobler. Le 20 février 2020, c’est la fin de la candidature à la reprise. Nous passons ce message afin de demander l’aide de l’Etat, pour qu’il nous aide à trouver un repreneur, et ainsi continuer notre activité et garder nos emplois », ajoute-t-elle. WM

 

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La Soucoupe : la salle communale à l’architecture… d’un autre monde

Ancien réservoir d’eau potable datant du XIXème siècle, désaffectés dans les années 30, la nouvelle salle communale de la ville de Châtenay-en-France, nommée La Soucoupe, a vu le jour après 10 ans de projet, sous l’idée et l’impulsion de Jacques Renaud, Maire de Châtenay-en-France. Cette salle circulaire, à l’architecture atypique, se situe à la sortie de la petite commune. Disposant d’une surface de 110 m², l’ancien réservoir réhabilité peut accueillir une centaine de personnes et possède son propre parking d’une quarantaine de places. Un local sanitaire et un accès handicapé ont été installés, afin de répondre aux exigences en matière d’hygiène et de mobilité.

« Je suis fier d’avoir réussi ce projet. Cet aménagement a demandé de la ténacité et de la patience. Il me tenait à cœur depuis une dizaine d’années, lorsque j’ai lancé l’idée d’en faire une salle communale. L’ancien réservoir abritait une station de surpression, appartenant au Syndicat Intercommunal d’Alimentation en Eau Potable de la région Nord-Ecouen (SIAEP Nord-Ecouen), qu’il a fallu déplacer avant d’entreprendre les travaux. La Soucoupe est, maintenant, mise à disposition pour les Francs-Chatenaisiens et des habitants des villes alentours, de toutes les personnes voulant une salle pas comme les autres, pour un évènement particulier », déclare Jacques Renaud.

Le bâtiment est, en réalité, en deux parties. Séparée par un couloir, une seconde salle, plus petite, d’une surface de 30 m² avec un plafond historique de type voûte d’arêtes en briques, fait face à la salle principale. Pour cette pièce, Jacques Renaud a une autre idée derrière la tête. « J’ai remarqué qu’un flux quasi-continu de véhicules traversent Châtenay-en-France, le matin et en fin d’après-midi. Beaucoup de gens passent par là pour rejoindre la départementale qui se trouve à côté. Je me suis dit, pourquoi ne pas installer un commerce qui pourrait proposer une gamme de plats préparés à emporter, avec des produits issus de l’agriculture bio. Le midi et en soirée, les personnes ne voulant pas cuisiner, par manque de temps ou par simple flemme, pourraient y trouver leur bonheur pour les repas », dit-il.

Profitant de la tribune, qui lui est consacrée par Roissy Mail, Jacques Renaud ajoute : « Je lance un appel pour ce futur projet, à tout éventuel entrepreneur dans ce domaine, voulant participer à la réalisation de ce dernier ».

Pour toutes informations complémentaires et réservations concernant la nouvelle salle communale « La Soucoupe » ou pour le projet de commerce « repas bio à emporter », vous pouvez écrire à l’adresse email suivante : commune.chatenay@gmail.com ou directement joindre Jacques Renaud via le téléphone au : 01-34-71-19-93. WM

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Dernière réunion de concertation sur le projet Roissy-Picardie à Vémars sous haute tension

le maire de Vémars, Frédéric DIDIER est farouchement opposé au projet, depuis le début

Le mardi 4 février 2020 s’est tenu le dernier débat sur la concertation préalable au sujet du projet de la liaison ferroviaire Roissy-Picardie, dans la salle des fêtes de la ville de Vémars. La soirée s’est déroulée en présence de Laurence Rosset, Responsable de la concertation pour le compte de la SNCF, André Bayle, Chef de la mission SNCF Roissy-Picardie, Armand Thomas, Responsable foncier et urbanisme, Luc Buisson, Responsable juridique et environnement. Cette réunion était encadrée par la Commission Nationale du Débat Public (CNDP), avec en présence Sylvie Denis-Dintilhac et Michel Riou, et animée, comme pour toutes les soirées de concertation précédentes, par Emilie Walker, de l’Agence Eker. Cette ultime soirée d’information et de concertation fait suite à celles organisées en décembre 2019 à Roissy-en-France et à Fosses la semaine dernière (voir les anciens articles ici). Afin d’apporter plus de détails au futur projet, de nouveaux intervenants se sont ajoutés au débat comme Mikaël Beck, Directeur grands projets ARCADIS, Pierre-Alexis Romarie, Chef de projet acousticien ARCADIS, et Franck Spinelli, Directeur Agence Nord-Ouest ECOSPHERE.

La soirée promettait des remous, la futur ligne TGV TER impactant directement les riverains des communes de Vémars ainsi que de Villeron, et ce sentiment fût avéré dès le début de la séance. La salle pouvait compter sur la présence de plus d’une centaine de personnes, avec des habitants du territoire et de nombreux élus locaux ayant fait le déplacement. S’affichant ouvertement contre le projet, Frédéric Didier, Maire de Vémars, donne la température dans son discours d’ouverture : « Je tiens d’abord à dire, que bien le sujet soit grave, nous devons garder le respect lors du débat et respecter le droit républicain de la liberté de parole, en restant respectueux de chacun. Pour commencer, nous ne sommes pas dupes, cette concertation est un leurre. Nous avons à faire au rouleau compresseur de la SNCF, qui petit à petit, impose un projet que nous avons déjà rejeté, il y a une décennie. Rappelons que la loi, votée le 24 décembre 2019, a relancé le projet Roissy-Picardie. Je suis, pour ma part, fermement opposé à ce dernier ».

Comme pour chaque réunion, les intervenants de la SNCF se succède afin d’expliquer le projet, mais très vite un dialogue de sourd s’engage entre l’assistance et représentant de la SNCF Réseau. « On s’en fout ! », hurle une personne dans le public. « Revenez nous voir quand le RER D fonctionnera correctement ! », scande un autre, au fond de la salle. La majeure partie du public est hostile au futur tracé ferroviaire, qui devrait voir le jour aux portes des villes de Vémars et Villeron. Les préoccupations principales des riverains sont concernant les nuisances sonores et la défiguration du paysage.

cliquez pour voir la vidéo tournée par nos soins. Ça a chauffé !

« Il y a 5 ans, j’ai quitté Paris pour le calme et le cadre agréable qu’offre Vémars. Et là, on nous annonce le Terminal T4 et le Roissy-Picardie. Ce n’est pas possible ! », dit une femme. La question du foncier fait irruption, par le biais d’un autre habitant : « J’ai acheté récemment. C’est un patrimoine qui va être dévalorisé par votre projet. Prévoyez-vous un fond afin de dédommager ceux qui seront directement impactés ? », demande-t-il.

La population locale ne sent pas entendue et reproche aux représentant de la SNCF de sortir un discours trop orienté sur le côté « marketing » du projet, plus proche de l’acceptation que de la concertation. Diverses associations écologiques de l’Oise, ayant fait également le déplacement, s’inquiète pour la biodiversité du territoire et accusent la SNCF, ainsi que les prestataires comme ARCADIS, de mettre en route un projet jugé inutile et non-viable, néfaste pour la nature.

Se défendant de ces accusations, André Bayle dit : « Le projet a été relancé par l’Etat. Il y a aussi des réalités économiques auxquelles nous ne devons pas ignorer. Les Haut-de-France n’ont pas accès à Roissy par les transports et la ligne Roissy-Picardie peut répondre à ce besoin. Ce sont des enjeux de différents niveaux ». Le public se met fortement en colère, reprochant un hors sujet de l’interlocuteur et qu’ils ne sont pas concernés par les propos tenus. Ils ne veulent être les dindons de la farce, héritant que des côtés négatifs du projet.

« Si ! Il y a une solution ! C’est une ZAD ! », crie un homme, excédé par le manque de réponses rassurantes envers les riverains inquiets.

« On vous demande de revenir lorsque l’on aura un RER D convenable. Ensuite on pourra parler du barreau Roissy-Picardie », déclare Anthony Arciero, élu à Survilliers et Conseiller départemental du Val-d’Oise. A de nombreuses reprises, l’ancien projet du barreau de Gonesse est évoqué, alternative que les Vémarois et Villeronnais trouvent plus efficient, sans sacrifier une partie de leur territoire.

Durant plus de deux heures, le débat fût bien difficile entre les représentants du projet et l’assistance, ne trouvant aucun terrain d’entente et n’apaisant nullement la colère généralisée et les inquiétudes. En guise de conclusion à cette réunion, après les messages de défiances venant des habitants, Frédéric Didier dit : « Cette colère, elle n’est pas dirigée contre vous mais contre ceux qui devraient être à votre place, les membres du gouvernement. C’est Madame la Ministre qui devrait être là, devant nous aujourd’hui. Mais entendez bien cette conversation ! Et faites-la remonter à ceux et celles qui ne viennent jamais nous voir. Et dites leur bien : nous, on n’en veut pas ! Nous sommes bien déterminés à utiliser tous les moyens et recours à notre disposition, pour mettre fin à ce projet tel qu’il se trouve être actuellement ! ». WM

L’avis d’EV

Scénario habituel… Quand on pense que les premières “concertations” s’étaient déroulées il y a… 10 ans. J’avais assisté à plusieurs d’entre elles, c’était déjà pas triste. Je redis, encore, que ce genre de “concertation” ne sert à rien, sinon à donner l’impression à ceux qui y participent, qu’ils peuvent s’y opposer. Et c’est la CNDP, toujours grassement rémunérée pour organiser ce genre de truc, qui pousse à la roue (on se souviendra des réunions épique sur EuropaCity). Je serai toutefois d’accord avec certains opposants (parfois excités comme des puces): le problème du RER D, qui dysfonctionne (comme le B) depuis des lustres. Ni l’Etat, ni la Ratp, ni la SNCF n’ont rien fait depuis tout ce temps. Et je peux vous dire que c’est la galère pour les usagers qui sont obligés de prendre ce satané RER.

Bon… SNCF Réseau a remis en ligne le site (qui avait disparu) du projet. C’est à voir en cliquant ci-dessous.

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Concertation sur le projet de liaison ferroviaire Roissy-Picardie très animée à Fosses

Le mardi 28 janvier 2020 en soirée, dans la salle principale de l’Espace Germinal à Fosses,  s’est tenu le débat sur la concertation préalable au sujet du projet de liaison ferroviaire Roissy-Picardie, sous l’égide de Laurence Rosset, Responsable de la concertation pour le compte de la SNCF, André Bayle, Chef de la mission SNCF Roissy-Picardie, Laurence Debrincat, Directrice Prospective et Etudes au sein d’Ile-de-France Mobilités (IDFM), Laura Mathieu et Aurélie Rigault, Conseil Départemental du Val d’Oise. Cette soirée était encadrée par la Commission Nationale du Débat Public (CNDP), avec en présence Sylvie Denis-Dintilhac et Michel Riou, et animée par Emilie Walker, de l’Agence Eker. Cette soirée de concertation fait suite à celle organisée en décembre 2019, à Roissy-en-France (voir l’ancien article ici). La salle était quasiment pleine, avec bon nombre d’usagés de la ligne du RER D, ainsi qu’en présence d’élus locaux, directement concernés par le futur projet ferroviaire.

Commençant avec 15 mins de retard, le ton est donné dès le départ. Juste avant que la séance débute, un usagé fortement excédé débarque dans la salle et s’en prend directement à la délégation SNCF Réseau : « Ça fait 3 ans que je vous écris ! Vous ne faîtes rien pour le RER D ! Ça suffit ! », hurle l’homme, en brandissant un dossier contenant ses courriers. Un des policiers municipaux, présents pour la sécurité de la soirée, est alerté par les organisateurs du débat et fait irruption dans la salle, afin de calmer l’homme, qui est invité à sortir de l’Espace Germinal. L’homme part, sans se faire prier, laissant une grande partie de l’assistance interrogatif et dubitatif, devant la colère de l’homme.

Témoin de la scène et voulant que la soirée, qui a pour thème les mobilités autour du projet Roissy-Picardie, se passe dans les meilleures conditions possibles, Pierre Barros, Maire de la ville de Fosses, ouvre la séance par un discours : « En tant que maire, je suis conscient de la grogne de mes concitoyens à propos du RER D, vraie galère pour les usagés de cette ligne, et de leurs interrogations sur le projet. C’est normal, mais nous devons aussi avancer et être constructifs avec ce dernier, avec beaucoup de travail et de collaboration. C’est un grand moment pour notre territoire ». Des voix se font entendre dans le public, aussitôt Pierre Barros assit. On peut entendre : « Nous voulons d’abord parler du RER D » ou « N’y a-t-il pas des priorités, avant un raccordement TGV ? ». La salle montre, majoritairement, une vive opposition dès le début de séance.

Sylvie Denis-Dintilhac rappelle qu’au vu des circonstances actuelles, le débat sur la concertation du projet a été repoussé jusqu’au 18 février de cette année, étant à la base  prévu initialement fin janvier. « Nous avons consciences de vos craintes et autres doléances que vous pouvez nous adresser. Il y a beaucoup d’attente, d’où le dispositif reporté. Nous voulons simplement construire des solutions », déclare-t-elle.

M.Bayle, chargé du projet à la SNCF

C’est dans une atmosphère assez lourde qu’André Bayle et Laurence Rosset amorcent la présentation du projet Roissy-Picardie, qui fera le raccordement du TGV entre la gare de Fosses et la gare de l’aéroport Charles-de-Gaulle, couvrant une distance de 6,5 km. « Ce projet d’amélioration, retenu par l’Etat, entre dans le contexte de la loi d’orientation des mobilités (LOM), en débat depuis 2017 et votée le 24 décembre 2019, avec pour dominante les transports du quotidien. C’est un long processus avec pour maître d’œuvre, la SNCF Réseau. Cela s’inscrit dans un renforcement des transports par la création d’un ligne nouvelle et d’un double service, TGV -TER », dit André Bayle.

« L’estimation pour ce projet est de plus de 356 millions d’euros, à ce jour. Le raccordement TGV permettra au sud de l’Oise de profiter de Roissy CDG, bassin de vie et d’emplois. Amaury de Saint-Quentin, actuel Préfet du Val d’Oise, est en charge de la planification face aux enjeux par la multiplication des travaux », ajoute-t-il, défendant le projet avec enthousiasme et confiance.

Passant ensuite aux questions-réponses avec le public, les avis s’enchaînent… et se ressemblent. De manière générale, les gens ne se sont pas convaincus par le projet. « Ce n’est pas notre besoin. Il y a de gros problèmes sur la ligne du RER D, depuis plusieurs années, et ça ne fait que se détériorer. N’y a-t-il pas d’autres priorités ? », demande un des usagés en colère.

Présent dans l’assistance, Pascal Doll, Maire d’Arnouville, prend la parole : « Je rejoins la grogne des usagés et je réitère mes propos durant la concertation à Roissy-en-France, en décembre. Je ne connais pas un élu, qui soit pour ce projet. Vous êtes à la limite de la provocation. J’aurai 50 questions pour vous mais une seule pourrait résumer ma pensée. Est-ce une réunion de concertation ou une réunion d’acceptation ? Je me pose de sérieuses questions », dit-il.

« Le RER D est une catastrophe. Il y a trop de problèmes avec des trains qui n’arrivent pas à l’heure, quand ils ne sont pas supprimés, sans parler de la sécurité sur cette ligne. Ne nous parlez pas de mobilités », s’exprime à son tour Eric Plasman, Maire de Chennevière-lès-Louvres.

Voyant que certaines questions ne sont pas abordées et développées, certaines personnes du public quittent la salle. Laurence Debrincat essaie d’apporter quelques réponses. « Nous comprenons vos arguments. Je vous rejoins sur le fait que le réseau RER D est vétuste, occasionnant des retards. Le principal problème a été l’inaction et le RER D a souffert du manque de financement, au cours du temps. Nous mettons le paquet pour améliorer cela, afin de restaurer la qualité de services sur une fourchette qui se situe entre 2030 – 2035 », déclare la Directrice Prospective et Etudes de l’IDFM.

« Dans un temps plus bref, 140 nouveaux trains, dernières générations, commencera à remplacer les anciens trains à partir de 2021, sur l’ensemble du réseau franciliens. Ces futurs trains sont climatisés, avec de plus grandes portes afin d’optimiser le flux de passagers et ainsi diminuer le temps d’attente en gare. L’amélioration des mobilités, c’est aussi les travaux d’aménagement qui sont actuellement en cours, gare de Fosses et gare de Louvres. Enfin, le nouveau système de signalisation, NEXTEO, verra le jour à partir de 2026 sur le tronçon Paris intramuros et il s’étendra au reste du réseau dans les années qui suivront », déclare-t-elle, au rythme des images présentées sur l’écran géant.

Dans une seconde phase de questions-réponses, une minorité de gens se sentent concernés par les propositions, venant des intervenants de la concertation. Quelques personnes, habitants dans le sud de l’Oise, approuvent le projet mais ceci ne représente pas l’intégrité de la salle, qui est plutôt à la défiance, ne retrouvant pas vraiment dans le projet. Les mots fusent : « Saloperie de RER D ! », « Pourquoi les trains omnibus n’existent plus ?! » ou « C’est le bordel cette ligne, ça se voit que vous ne prenez pas les transports ». Bernard Loup, écologiste et Président du Collectif pour le Triangle de Gonesse, ne cache pas ses inquiétudes concernant ce projet qui risque d’impacter l’environnement et les terres agricoles. « Je propose que ce projet soit sous l’égide de Francis Rol-Tanguy, qui s’occupe également des concertations sur le devenir du Triangle de Gonesse, après l’annulation d’Europa City », déclare-t-il.

En conclusion, cette soirée de concertation a été mouvementée pour les organisateurs de cette réunion, qui s’est value avant tout informative, mais n’arrivant pas à convaincre l’auditoire pendant les deux heures d’échange. Après s’être confrontés aux élus durant la réunion de décembre, la SNCF et le CNDP se retrouvent face à des usagés en colère, hostiles au projet ferroviaire Roissy-Picardie. La prochaine réunion de concertation aura lieu le mardi 4 février, à la salle des fêtes de Vémars, 19h. Cette réunion promet une hostilité maximale, la ville de Vémars étant directement impactée par le futur tracé TGV qui doit se trouver sur son territoire, à proximité d’un récent quartier d’habitation. WM

l’avis d’EV

Mon dieu :

Nous mettons le paquet pour améliorer cela, afin de restaurer la qualité de services sur une fourchette qui se situe entre 2030 – 2035 », déclare la Directrice Prospective et Etudes de l’IDFM“.

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Débat autour de l’avenir du Triangle de Gonesse à Villiers-le-Bel

Le mercredi 22 janvier 2020, dans une des salles du complexe Boris Vian situé à Villiers-le-Bel , s’est tenu le premier débat concernant l’avenir du Triangle de Gonesse et du territoire de la Plaine de France d’une superficie de 670 hectares, après l’abandon du projet Europa City. Le débat a été proposé et organisé par l’Association CARMA (Coopération pour une Ambition agricole, Rurale et Métropolitaine d’Avenir), présidé par Robert Spizzichino, et animé par différentes personnalités du monde associatif écologique local, assistés par quelques experts en urbanisme. Dans ces intervenants, il y avait Bernard Loup, Président du Collectif pour le Triangle de Gonesse, Maud Granger, Administratrice en lien avec l’Association ABIOSOL et AMAP Île-de-France, Fatima Addhamou, Présidente de l’Association RER, Laurent Chatelain, Gérant de la société Agriculture d’Avenir, et Béatrice Mariolle, architecte-urbaniste. Le débat s’est déroulé devant une salle comble, en présence de Francis Rol-Tanguy, à qui le gouvernement a confié une mission de médiation pour le Triangle de Gonesse et le territoire du Grand Roissy.

En guise de préambule, Robert Spizzichino déclare :  « Ce débat est le premier d’une série de rencontres organisées par l’association, à travers le Grand Roissy. Ces échanges permettront d’aborder un certain nombre de questions qui nous préoccupent tous. Comment développer l’accès à des aliments locaux, de qualité ? Comment répondre aux besoins d’emplois en créant des activités nouvelles utiles ? ».

Pendant près d’une heure, les intervenants associatifs apporte leurs propositions à ce que pourrait, éventuellement, devenir les terres du Triangle de Gonesse. Selon Bernard Loup : « L’urbanisation abusive peu causer de nombreux désagréments. Le potentiel de la qualité des sols, en matière de culture, est un atout majeur pour résoudre le problème écologique du territoire, et ainsi préserver la biodiversité domestique ».

Pour Laurent Chatelain, qui se félicite grandement de l’annulation du projet Europa City, des solutions existent : « C’est une opportunité en ces temps de transition écologique. Il faut renouer avec nos traditions anciennes au sujet de l’agriculture. La permaculture, par exemple, crée des emplois, permettant par la même occasion un retour à des variétés locales. Arrêtons de dire que nos propositions ne peuvent répondre à la demande d’emplois. Notre activité est aussi créatrice d’emplois ».

Les intervenants s’accordent sur un point crucial. Ils lancent, à l’unisson, un appel en direction de tous les acteurs du dossier à se réunir autour de la table, c’est de la responsabilité de l’État. Il y a un changement sociétal concernant l’écologie. Le Triangle de Gonesse peut devenir un modèle, à ce fait.

A mi- débat, Robert Spizzichino a dévoilé les trois axes principaux du CARMA pour ces prochaines années. « Le premier axe est l’autonomie du territoire Pays de France, par l’aménagement et en ligne avec la transition énergétique. La création d’un Pôle d’Excellence Agricole-Santé, afin d’y apporter l’enseignement nécessaire dans ce domaine. Par la suite, un campus des métiers de la transition écologique verra le jour dans un second temps. Et bien sûr, le Triangle de Gonesse avec la création d’un projet d’urbanisme, espace faisant le lien entre 7 communes riveraines. Nous devons fédérer autour de ce projet, les citoyens et les agriculteurs associés, afin de faire évoluer l’agriculture, de travailler sur les nouvelles façons de penser l’écologie et sur les variétés de production, par l’aménagement écologique du territoire », annonce le Président de CARMA.

Pour Fatima Addhamou, il faut permettre aux gens de pouvoir manger mieux, garantit par des productions locales et en respect avec la nature. Mais surtout, lutter contre le gaspillage alimentaire.

Le débat se voulant participatif, l’assistance a pu interagir avec les différents intervenants. De ces échanges, il en ressort, en grande partie, un soutien et une confiance envers les propositions qui ont été annoncées. Quand certain.es ajoutent des idées au projet, comme une coopérative agricole ou des espaces de promenade bordant les hypothétiques futurs champs de chanvre, d’autres se rêvent à supprimer la prochaine ligne 17, voire l’aéroport du Bourget. Le débat est recadré par Maurice Maquin, 2e Adjoint délégué aux Travaux et au Développement durable à la mairie de Villiers-le-Bel. « Il ne faut se disperser ou s’emballer. Il faut faire les choses clairement, dans le sens d’un business plan à économie durable, créatrice d’emplois », rappelle-t-il.

« Le Triangle de Gonesse se situe sur l’axe de deux pistes, une du Bourget et l’autre de Roissy Charles de Gaulle. Ne croyez-vous pas que les terres agricoles ne soient fortement polluées ? », demande une des personnes de l’assistance. Le CARMA, de son côté, assure que analyses de sol ont été pratiquées et que les résultats seront rendus publics, prochainement.

Francis Rol-Tanguy au micro

Après moultes discussions, divergences et avis sur le projet, Francis Rol-Tanguy, observant le débat depuis le début sans intervenir, rejoint la scène et déclare : « Pour commencer, je tiens à dire que l’abandon d’Europa City est une bonne nouvelle. Malgré que je sois en retraite, je pense que les problèmes sociaux méritent que l’on s’y attarde. Voilà la raison de ma présence ici, recueillir vos doléances et établir le lien avec le Gouvernement. C’est un travail d’équipe, où nous devons avoir une vision élargie du futur projet. Mais je veux rappeler que malgré ma position, je ne suis pas là pour me substituer aux acteurs territoriaux ».

« Concernant la ligne 17, il faut mettre les choses au clair. La future gare métro du Triangle ne peut pas être annulés aussi facilement. Ce projet est un projet d’Etat, qui ne peut que se résoudre que par le législatif. La procédure serait très longue, avec des passages devant les hémicycles. Il y a très peu de chance pour que ça fonctionne », prévient Rol-Tanguy, revenant sur une des propositions du public.

« Pour ma part, je souhaite que le Triangle de Gonesse devienne une zone agricole et horticole, une zone verte. Nous sommes ouverts à toutes discussions, même ceux qui sont contre ce projet », ajoute-t-il.

Pendant une vingtaines de minutes, le débat participatif reprend, laissant l’opportunité aux éventuels contestataires d’évoquer un avis contraire, ainsi apportant de la diversité de pensée au débat. Prenant le micro, un habitant d’une commune voisine déclare : « J’ai des doutes sur la nature de l’abandon d’Europa City. Ca a été un moteur d’énergies et d’initiatives pour beaucoup de gens, pendant plus d’une décennie. Europa City avait créé un rêve, un espoir auprès des habitants pour l’emploi et pour leur futur. Comment le CARMA peut apporter le même espoir et la même énergie ? Ce n’est pas tout blanc ou tout noir, il faut bien réfléchir ».

Un autre, agriculteur sur les terres du Triangle de Gonesse, dit : « C’est bien beau tout ça, mais je crois qu’il faut que la conscience écologique se propage au plus grand nombre. A propos de la pollution, étant le premier concerné, je peux vous dire que les abords de champs, proche des axes routiers, sont pollués par divers détritus, comme des bouteilles et sacs plastiques ».

Cette soirée de débat arrivant à sa fin, Robert Spizzichino conclut : « Toutes les propositions et les avis des débats sont enregistrées. Ce qui permettra au CARMA de réévaluer et réajuster le projet, selon les besoins et les réalités du moment. Personne ne sera mis de côté ». Puis, comme un défi lancé à l’ensemble de la salle, le Président du CARMA déclare : « Nous avons 4 ans pour nous mettre à niveau et organiser le projet, afin de répondre à l’appel d’offre des farines de blé qui serviront à alimenter le parc olympique en pain. Ça serait une belle victoire que la Plaine de France soit sélectionné ». La soirée s’est terminée dans une atmosphère conviviale, autour de l’inévitable galette des rois, réalisées par Fatima Addhamou et l’Association RER. WM

l’avis d’EV

On sait ce que je pense de l’abandon scandaleux, d’un trait de plume, par le président Macron, du projet Europa City. Après 10 ans de préparation, soutenu toujours par l’État. Tout ça pour sacrifier à l’écologisme ambiant, mais aucun zécologiste ne votera pour lui pour autant. Grave faute politique, selon moi. J’ai bien lu le compte-rendu de WM ci-dessus, et ça  m’a fait “sourire”, notamment la déclaration de Francis Rol-Tanguy, que les gouvernements successifs ont envoyé au charbon pour des causes perdues (modernisation du fret ferroviaire-il s’était fait boulé par la CGT- et la fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim, revoyez ici ce grand moment-), entre autres. Je me demande pourquoi il accepte tout ça (c’est un type sympa, que j’avais eu l’occasion de rencontrer voici une bonne dizaine d’années), d’autant qu’il est en retraite… Mais bon, une chose est sûre, c’est qu’il ne pourra rien faire pour le triangle de Gonesse. Autre rire, ce qu’a dit Robert Spizzichino, retraité aussi, sympa aussi (c’est terrible, les retraités, qu’est-ce qu’ils s’ennuient! ils ont assurément des problèmes avec leur karma).

Je me réjouis par contre de cette initiative, que j’avais appelé de mes vieux (oups! lapsus, de mes vœux)  ici, des collectivités concernées, et que je soutiens entièrement. Lisez en cliquant ci-dessous, et c’est à suivre.

 

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Retour sur les voeux de François Asensi

Il y a toujours beaucoup de monde aux vœux de Tremblay

 

François Asensi, Maire de Tremblay-en-France, prononçait ses voeux pour l’ année 2020, au palais des sports.

François Asensi a fait, cette année, (le 11 janvier) un discours différent des précédents, placé sous les signes de la fraternité et de la paix. C’est à lire ici.

Pas un mot, comme il se doit, sur les prochaines municipales. On le sait, François Asensi se représente pour un nouveau mandat (il est maire depuis 1991). Il sera, à n’en pas douter, sûrement réélu, peut-être même au premier tour,  tant l’opposition locale a toujours été, j’en témoigne, indigente. En plus la ville a toujours été bien gérée, avec des équipements partout. Et le maire est aussi partout…

Pour y avoir travaillé, avec plaisir, de 1992 à mi-1997, comme directeur du développement économique, j’ai bien connu la ville, toujours très dynamique, sur tous les plans.

Sur le plan économique, la ville est bien pourvue. Il y a la “petite” zone d’activité nommée Charles-de-Gaulle, qui avait été créée par le maire précédent, Georges Prudhomme, puis une bonne partie de l’aéroport CDG dans la partie nord  de la commune, avec notamment une grande partie de la zone de fret, l’aérogare  CDG2, Roissy Pole la gare TGV-RER, les sièges sociaux d’Air France et du groupe ADP… Également une bonne partie de Paris Nord 2, et récemment, l’extension  de celle-ci, nommée Aérolians, qui se remplit bien.

C’est dire que les rentrées fiscales sont importantes pour la ville.

Sociologiquement,la population est plutôt “classes moyennes”. Si les électeurs votent massivement pour le maire (ex PCF), leur vote est différent pour les élections nationales. Aux dernières européennes, c’est la liste de Marine Le Pen qui est arrivée en tête avec 21.94% des exprimés, devant LAREM (15.5) et la France insoumise (12.83). Autre particularité de Tremblay, si l’on excepte la période de Vichy, il n’y a eu que trois maires (tous PCF, mais Asensi a quitté le parti depuis un moment) de 1935 à nos jours. Je ne connais pas d’autres exemples. EV

Invité surprise…

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